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FDSEA-JA 50 : « la distribution brade nos produits »

Vendredi dernier, à l’issue de la section de la FDSEA, les agriculteurs, rejoints par les JA de la Manche, ont frappé à la porte de la grande distribution pour relever les prix. Ils y ont découvert des produits laitiers bradés jusqu’à 50 %. Ce qu’ils dénoncent fermement.

© SB

Une vingtaine de producteurs a fait le déplacement à Intermarché à Saint-Lô vendredi dernier. La raison : constater par eux-mêmes la pratique de la distribution en matière de « soldes ». Avec la loi Sapin II, effective au 1er janvier, il n’est plus possible de solder au-delà de 30 % les produits. Or, dans les rayons, ils ont eu la surprise de voir des promotions allant jusqu’à 50 %. Deux produits achetés, deux produits gratuits ! Cela n’est pas passé aux yeux de producteurs manchois. « C’est excessif » lâche Ludovic Blin, président de la section lait de la FDSEA de la Manche. « Ils bradent nos produits alors que la législation ne les autorise pas aller à ce point, » poursuit-il.

Ne pas se satisfaire de 310 €
Cette attitude est d’autant plus inacceptable que le marché intérieur se détériore. « On a des indicateurs qui nous démontrent que les produits de vente auprès des consommateurs ont baissé » affirme Ludovic Blin. Alors, cette position de la grande distribution n’est pas tenable. La valorisation du marché intérieur inquiète les producteurs. « Les entreprises laitières annoncent un prix de 310 €/1 000 l.  Cela ne va plus. Ce n’est pas comme cela qu’on va pouvoir remettre les trésoreries à flot ». Pour rappel, les producteurs s’étaient mobilisés il y a deux ans pour 340 €/1 000 l. 
L’enseigne Intermarché, à l’issue de cette visite impromptue, a joué le jeu en retirant du linéaire les produits bradés. Dans cette action, Intermarché n’était pas la seule enseigne ciblée. Les responsables syndicaux veulent mettre en garde les autres. « Les producteurs restent vigilants. Nous surveillons le comportement de la distribution ».

Retour autour de la table
Cette enseigne comme toutes celles du département ont été invitées
mercredi dernier autour de la table, une opération déjà été réalisée il y a dix-huit mois. « Les distributeurs jouent un rôle essentiel dans la valorisation des produits laitiers français et à travers les négociations commerciales qui sont en cours c’est l’avenir de la filière laitière, et en particulier celui des producteurs de lait qui est en jeu. Nous verrons si la distribution se préoccupe des producteurs de lait ».  Les producteurs attendent de la transparence. « Ce n’est pas au producteur d’être pénalisé. A force de vouloir vendre moins cher, c’est le premier maillon de la chaine qui subit ,» conclut Ludovic Blin.

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