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Céréaliers ou éleveurs
FDSEA/JA de l'Orne lancent une opération “solidarité paille”

A une conjoncture économique alarmante vient s’ajouter des conditions météorologiques qui vont plomber les rendements en céréales et en paille. La FDSEA et les JA décident donc d’allumer un contre-feu.

Notre première tâche consiste en un recensement de l’offre et de la demande. Chaque céréalier qui a de la paille à vendre, chaque éleveur qui en cherche doit se manifester auprès de la FDSEA. Dans un second temps, nous allons également nous rapprocher des “presseurs” de paille et des transporteurs pour organiser la logistique. Enfin, nous allons établir une sorte de charte qui va régir les échanges de paille afin d’éviter tout abus. La FDSEA se portera donc garante du bon ...
Notre première tâche consiste en un recensement de l’offre et de la demande. Chaque céréalier qui a de la paille à vendre, chaque éleveur qui en cherche doit se manifester auprès de la FDSEA. Dans un second temps, nous allons également nous rapprocher des “presseurs” de paille et des transporteurs pour organiser la logistique. Enfin, nous allons établir une sorte de charte qui va régir les échanges de paille afin d’éviter tout abus. La FDSEA se portera donc garante du bon fonctionnement de cette
© TG

Réunie en bureau ce lundi, la FDSEA, en collaboration avec les Jeunes Agriculteurs, a décidé de lancer une opération “solidarité paille”. Les explications de Jean-Pierre Prévost et Jean-Louis Belloche (membres du bureau de la FDSEA), porteurs de cette initiative.

Comment se présente la récolte céréalière 2010 ?
Jean-Pierre Prévost.
Sous de mauvais augures à cause de conditions climatiques printanières froides et sèchantes. Les rendements en grain vont être pénalisés mais aussi les rendements en paille. On s’attend à une baisse de l’ordre de 50 %. Dans le Perche et le Pays d’Ouche, par exemple, on va passer de 7 t/ha l’an dernier contre 3 à 4 t/ha cet été.

La FDSEA lance une bourse paille. Quels en sont les enjeux ?
Jean-Louis Belloche.
C’est avant tout une opération “solidarité” qui s’adresse aux éleveurs mais aussi aux céréaliers. Pour les premiers, il s’agit de leur assurer un approvisionnement en paille en évitant une inflation des cours face à une demande qui pourrait favoriser la spéculation. Pour les céréaliers, il s’agit de leur garantir un débouché avec un enlèvement dans des conditions optimums et l’assurance d’être payé.

Concrètement, comment les choses vont-elles se passer ?
Jean-Pierre Prévost.
Notre première tâche consiste en un recensement de l’offre et de la demande. Chaque céréalier qui a de la paille à vendre, chaque éleveur qui en cherche doit se manifester auprès de la FDSEA. Dans un second temps, nous allons également nous rapprocher des “presseurs” de paille et des transporteurs pour organiser la logistique. Enfin, nous allons établir une sorte de charte qui va régir les échanges de paille afin d’éviter tout abus. La FDSEA se portera donc garante du bon fonctionnement de cette bourse.

Comment vous est venue cette idée ?
Jean-Louis Belloche.
A une moindre échelle, je travaille déjà de la sorte avec Jean-Pierre Prévost qui est mon fournisseur de paille. Il nous a semblé ainsi naturel, qu’en cette période extrêmement délicate pour les uns et les autres, d’élargir à travers notre organisation syndicale ce service à tous ceux qui en exprimeraient le besoin.

Vous êtes intéressés ?
Eleveurs, céréaliers, entrepreneurs de travaux agricoles, transporteurs de paille (...), vous souhaitez participer à cette opération “solidarité paille”, appelez le :
02 33 31 48 35.

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