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Festival de la Terre dans la Manche : 4 000 personnes dans la gadoue

La pluie s'est imposée au Festival de la terre et de la ruralité le 3 septembre à Saint-Sauveur-Lendelin, rendant le terrain boueux, et les déplacements difficiles. Pour autant 4 000 personnes ont prouvé leur attachement au monde agricole et aux Jeunes agriculteurs de la Manche.

llll La chanson de Jane Birkin n'aura jamais été autant d'actualité le 3 septembre à Saint-Sauveur-Lendelin. « Du mois de septembre au mois d'août, faudrait des bottes de caoutchouc, pour patauger dans la gadoue. Une à une les gouttes d'eau, me dégoulinent dans le dos, nous pataugeons dans la gadoue ». Autrement dit, il valait mieux avoir ses bottes. Ce qu'avait promis le ministre de l'agriculture, Stéphane Travert. Il les avait chaussées dès son arrivée en fin de matinée. « Certes, le soleil n'est pas là. Mais il est dans le coeur et dans les âmes de tous les bénévoles qui ont oeuvré dans la préparation de cet événement » a souligné le ministre, qui ne voyait pas pourquoi il ne serait pas présent cette année, lui qui a foulé chaque édition pendant la période où il était député.
Le sourire sous la pluie
Malgré une pluie, les Jeunes agriculteurs ont voulu garder le sourire, ne ménageant pas leurs efforts.
Cette manifestation se voulait festive. Elle l'a été.
Et pour ceux qui ont fait le déplacement, près de 4 000 personnes, ils ont pu aller à la rencontre des Jeunes agriculteurs, toujours prêts à communiquer sur leur métier, leur passion de tous les jours.
« Nous n'avons pas besoin des associations pour parler de ce que nous faisons au quotidien. Qui mieux que nous pour expliquer nos méthodes de travail, nos contraintes et notre envie de construire. Ce festival est là pour monter l'excellence du savoir-faire agricole » martèle Antoine
Maquerel, président des JA de la Manche.

Des prises de conscience
Et malgré les périodes difficiles, les JA restent mobilisés dans l'organisation de la manifestation. Un état d'esprit fédérateur qui soude une équipe de jeunes, animée par l'envie d'avancer. Et Antoine Maquerel se veut constructif. Par rapport aux différentes crises, il en retire quelques points positifs. « Il y a une réelle prise de conscience des consommateurs sur l'importance du « Made in Normandie » et « Made in France » à travers une modification de leurs habitudes d'achats privilégiant désormais les produits locaux et délaissant les produits industriels d'origine douteuses » avance le responsable syndical.
Pour lui, ce n'est pas la seule prise de conscience. Il avance celle des pouvoirs publics qui « mesurent l'importance des enjeux économiques, sociétaux et environnementaux que représente l'agriculture pour notre pause et la nécessaire adaptation des modes de productions agricoles ».

Force de proposition
Désormais, la question d'actualité reste les Etats généraux de l'alimentation.
Le syndicat sera « force de proposition dans cette concertation avec pour objectif de rétablir une relation saine entre les différents acteurs de la filière en renouant le dialogue avec le consommateur et les différents intervenant pour obtenir une meilleure répartition de la valeur ajoutée ».
Un message passé auprès du
ministre de l'agriculture et de l'alimentation.

Au clap de fin, les JA étaient « exténués », mais « satisfaits » de l'investissement de l'ensemble des bénévoles, de la présence des exposants qui ont tenu toute la journée malgré une météo contrariante. Et surtout ils saluent « les 4 000 visiteurs venus soutenir avec compréhension les organisateurs locaux ». Cette édition 2017 devrait rester dans les anales. Mais d'autres pages vont s'écrire. D'ici là, les responsables syndicaux vont poursuivre leur chemin et surtout leur communication afin de « parler de notre métier et donner aux jeunes l'envie de continuer d'entreprendre ».

Et Jane Birkin termine sa chanson « L'année prochaine nous irons, dans un pays où il fait bon, et nous oublierons la gadoue ». C'est tout le mal qu'on souhaite aux JA du secteur de Saint-Sauveur-le-Vicomte qui organiseront la prochaine édition. 


Concours de labour : 13 candidats en lice
Même si le temps n'était pas propice, le concours de labour, essence même du Festival de la terre, a eu lieu. Les treize candidats ont pris place dans les tracteurs. La raie d'ouverture a été réalisée en début d'après-midi sous l'oeil du jury présidé par Maïwenn Berrou, responsable du service économie agricole et des territoires de la DDTM. Charrue bi-socle ou tri-socle, chacun a tenté de s'imposer, exigeant rigueur et assiduité. C'est Quentin Belliard qui s'impose. Il représentera le département de la Manche l'année prochaine pour la finale régionale.
1. Quentin Belliard (Cerisy-la-salle), 2. Nicolas Potey (Marigny). 3. Valentin Porée (Canisy), 4. Romain Desplanches (La Haye-Pesnel), 5. Louison Bagot (Barenton), 6. Nicolas Dumont (Mortain), 7. Cédric Godefroy (Sartilly), 8. Antoine Navet (Bricquebec), 9. Manon Lebenuyer (Saint-Clair-sur-Elle), 10. Maxime Leroy (Sartilly), 11. Aurélien Laisney (Saint-Pierre/Quettehou), 12. Julien Herbert (Sourdeval), 13. Alexandre Galliot (Bricquebec).

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