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Feu vert : l'ensileuse série 8 000 a pris un bon départ

En décembre 2014 à Vire, les établissements Lebaudy dévoilaient la nouvelle John Deere série 8 000.Le concessionnaire vantait à l’époque la qualité de travail.Un an après, l’heure est au bilan. Au silo, entrepreneur et client sentent l’évolution, le tout sans arrêt au stand. Témoignage.

“Les agriculteurs veulent de la macédoine : une coupe nette, sans feuilles. C’est très important”, témoigne Jean Fortin, entrepreneur de travaux agricoles à la Haute-Chapelle (Orne). L’entreprise a l’expérience des séries 6 000 et 7 000.  La nouvelle génération était attendue par Jean Fortin mais aussi ses clients. L’ensileuse a réalisé sa première campagne. Verdict de l’entrepreneur : “nos clients sont demandeurs de cette machine”.

Qualité perçue au silo
Les ensileuses anciennes générations avaient besoin d’évoluer pour mieux correspondre aux besoins des clients d’aujourd’hui. La nouvelle gamme John Deere va dans ce sens comme témoigne Damien Louveau, installé à Lonlay-l’Abbaye (61). En ce jour d’ensilage, l’agriculteur œuvre à la confection de son silo. Il constate l’évolution du travail. “La qualité de hachage est meilleure que par le passé. La coupe est encore plus régulière que sur les modèles plus anciens. L’éclatage des grains est également bon. C’est important pour la valorisation du maïs. On évite les refus à l’auge. Dès le bennage au silo, on observe la qualité d’un ensilage. Là, il n’y a aucun bout de feuille”.

Technologie embarquée
Les agriculteurs se révèlent de plus en exigeants.
Outre la qualité, certains veulent connaître le taux de matière sèche. “J’ai acheté la machine avec le système harvest-lab. Les éleveurs sont de plus en plus demandeurs du taux de matière sèche, du tonnage à l’hectare. C’est un équipement qui deviendra peut-être indispensable à l’avenir”, estime Jean Fortin. La technique donne des données précises pour le pilotage des exploitations. “C’est pratique d’avoir le rendement de la parcelle. Avant on devait se contenter d’une estimation au juger”, note Damien Louveau du GAEC de Oissel.

Les mulets en démonstration
Reste la question de la fiabilité.   Sur les 12 machines vendues sur le secteur des établissements, aucune d’elle n’est retournée au stand. Régis Lucas, directeur général des établissements Lebaudy se réjouit : “au 20 octobre, elles avaient 500 ha de moyenne au compteur et aucune immobilisation à signaler. Nos deux mulets ont servi en démonstration”.

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