Aller au contenu principal

Enrubannage
Ficelle, filet ou film : embarquez le meilleur de la technologie

Pour faire une balle de foin ou de paille, ronde ou carrée, il faut une presse mais aussi de la ficelle, un filet ou un film d’enrubannage. Un produit bien plus technique qu’il n’y parait.

A la question, « plutôt ficelle ou filet ? », Matthieu Defois ne tranche pas pour l’agriculteur mais apporte cependant une indication. « Il faut 18 à 22 tours de ficelle pour 2,5 tours de filet. Le filet permet donc de travailler deux fois plus vite en s’affranchissant aussi d’un temps d’arrêt ».
© TG

« L’évolution du matériel nous pousse à l’innovation. On est passé, en quelques années, d’une vitesse de travail de 7-8 km/h à 15 km/h. Tout le monde cherche aujourd’hui l’autonomie avec des débits de chantiers frôlant les 100 balles/heures ».  Au siège social de Le Bailleul (72), Matthieu Defois (directeur général de Tama France) encadre une vingtaine de collaborateurs dont 10 commerciaux.

Négoces privés ou coopératifs et tractoristes
De la base logistique sarthoise, on gère l’approvisionnement du réseau de distribution composé de négoces privés ou coopératifs et de tractoristes. « Nous ne vendons pas en direct ». Le chiffre d’affaires se réparti entre le filet (50 %), la ficelle (35 %) et le film enrubannage (15 %). Le marché de la ficelle se situe dans les zones céréalières. Celui du filet et du film, dans les zones d’élevage.  Tama revendique le leadership mondial. « Nous fabriquons en Israël, USA, Brésil, Pologne, Hongrie, Italie, Vietnam... », précise Matthieu Defois. Un produit de haute technologie qui demande 5 années de recherche et de tests avant une mise sur le marché effective. Le filet le plus long atteint 4 500 m. Un condensé de savoir-faire qui va de pair, avec la qualité de la presse et son réglage et la régularité des andains. La nature des fourrages et les conditions météorologiques constituent aussi autant d’éléments qui impactent le comportement du filet. « Nous sommes météo dépendants, lâche Matthieu Defois. L’an dernier par exemple, à cause de la sècheresse, il n’y a pratiquement pas eu d’enrubannage ». C’est donc avec une épée de Damoclès météo sur la tête qu’il faut anticiper les campagnes de commercialisation qui démarrent en décembre pour s’achever en avril.

Le filet plus rapide
A la question, « plutôt ficelle ou filet ? », Matthieu Defois ne tranche pas pour l’agriculteur mais apporte cependant une indication. « Il faut 18 à 22 tours de ficelle pour 2,5 tours de filet. Le filet permet donc de travailler deux fois plus vite en s’affranchissant aussi d’un temps d’arrêt ». 
Quant à l’offre Tama en filet, elle comporte 3 segments. « Le premium représente 80 % des ventes et constitue un très bon rapport qualité-prix. C’est notre cœur de métier ».
Mais qu’en pensent les utilisateurs ? « Avec le Tamanet+, nous avons réduit de 50% notre consommation de filet tout en continuant à travailler avec un débit de chantier et une densité qui est la qualité principale de notre presse combi très performante», témoigne Jean Michel Harnois (entrepreneur en Mayenne).
« Mon objectif est de faire une balle à la minute car le temps peut être incertain dans notre région. Avec ses 4 500m par rouleau, ce filet me garantit une autonomie exceptionnelle tout en assurant une protection du fourrage parfaite », ajoute Olivier Couchard (agriculteur dans le Puy-de-Dôme).
« Le filet Tamanet 4 500 ne casse pas. Le premier gain, ce sont les bottes qui ne sont pas à refaire. On a déjà essayé d’autres filets mais on a retenu celui-ci parce qu’il couvre parfaitement les bottes d’un bord à l’autre. Il a une coupe très propre qui reste bien plaquée contre le tour de la botte », conclut Romain (éleveur).

De la ficelle technologique aussi
Mais la ficelle n’a pas dit son dernier mot d’autant plus qu’elle est irremplaçable en balles carrées et ce sont ses adeptes qui en parlent le mieux.
« Sur de la paille brisée, avec 4 ou 5 manipulations avant le chargement des balles, la Tama LSB est le produit idéal qui ne m’a jamais déçu », assure Vincent Linais (entrepreneur dans la Mayenne).
Et son confrère, Jean Michel Harnois, de lui emboiter le pas.  « On a fait le choix de Tama LSB, produit unique qui va dans toutes les presses. Elle nous permet de faire des balles parfaitement serrées, avec un beau format et sans loupé de liage. On en est donc très satisfait ».
Le mot de la fin pour Nicolas Beugnet (entrepreneur dans la Somme) : « cette ficelle est plus fine tout en étant très résistante. On a pu constater des nœuds réguliers et propres car le nouage se fait sans effort. On peut avoir la presse la plus chère, la plus costaud, la plus rapide du monde, il faudra une ficelle de qualité pour exprimer ses performances ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Marie Lecardonnel n'a pas pu se séparer d'un morceau d'obus conservé dans une boîte recouverte de l'inscription "morceaux de bombe ou d'obus ramassé dans la cour par Clermont Lecardonnel".
[EN PHOTOS] A 101 ans, Marie Lecardonnel reste un témoin précieux
A 101 ans, Marie Gires Lecardonnel, retraitée du monde agricole à La Chapelle-Enjuger, a mis sur papier ses récits authentiques d…
Jean-François Le Meur (débout), président d'Elvup, mise sur un conseil impartial à destination des éleveurs.
Elvup met le cap sur 2030
L'ambition est clairement affichée : Elvup veut être "le partenaire de référence et de confiance auprès des éleveurs". C'est…
Au côté d'Arnaud Nuttens, éleveur de Limousine, Frédéric Monpierre a arpenté les allées.
Le nouveau sous-préfet en visite découverte à la Foire de Lisieux
Frédéric Monpierre, sous-préfet de Lisieux, a fait une halte à l'hippodrome de la ville, samedi 18 avril 2026. L'objectif…
Bertrand Detroussel a consacré 43 ans de sa vie au service de la commune de Neuilly-le-Bisson. Lors des municipales en mars 2026, il a rendu son écharpe de maire.
Bertrand Detroussel : 42 ans au service de Neuilly-le-Bisson
Nous consacrons cette série aux anciens maires ornais qui ont un lien avec l'agriculture. Place à Bertrand Detroussel,…
Une nouvelle visite se fera bientôt pour observer l'efficacité du passage du robot après quinze jours.
Le robot Ara d'Ecorobotix, en test sur une prairie du Bocage
Vendredi 27 mars 2026, une démonstration du robot pulvérisateur Ara d'Ecorobotix a été proposée par les Chambres et les Cuma…
Retraité d'Agrial depuis juin 2025, Ludovic Spiers est à la tête de la Communauté de communes de la Baie du Cotentin.
Ludovic Spiers, de directeur d'Agrial à président de la Communauté de communes de la Baie du Cotentin
A la Communauté de communes de la Baie du Cotentin, depuis le 9 avril, Ludovic Spiers succède à Jean-Claude Colombel à la…
Publicité