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Commerce internatioanl
France/Chine : des relations plombées?

Exporter des produits agricoles normands en Chine va-t-il devenir un sport olympique après le parcours de la flamme? Points de vue.

Une délégation d’importateurs et d’industriels chinois est passée la semaine dernière en Normandie. Elle a notamment fait une halte à la Cidrerie Viard de Guéron (14). A la question : “le tintamarre autour du passage de la flamme olympique à Paris et son ressenti en Chine sont-ils de nature à freiner les relations commerciales avec la France ?”, la réponse est laconique. “Nous sommes partis depuis plusieurs jours et ne savons pas ce qui s’est dit dans notre pays. De toute façon, nous ne sommes pas là pour faire de la politique!” Jérôme Delile, directeur de la cidrerie et qui commerce déjà avec la Chine n’est pas véritablement inquiet : “s’ils sont venus, c’est à des fins commerciales”. 
Henri Pomikal, président de la coopérative linière de Villons-les-Buissons (14) et dont le principal débouché est justement la Chine, est plus sceptique. “Les Chinois n’ont pas les mêmes codes que les occidentaux. Avec ce qui s’est passé autour de la flamme olympique, nous les avons blessés. Il faut faire très attention”. La Chine, partenaire incontournable, pourrait si elle le souhaitait et au vu de la qualité de la récolte 2007 se tourner vers d’autres bassins de production. Ajouté à cela une parité e/$ défavorable et une récession aux USA (principal consommateur de fil de lin), on se serait bien passé, du côté de Villons-les-Buissons, de cet épisode pré-olympique.
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