Aller au contenu principal

François Hollande au SIA : climat tendu

Le président de la FRSEA Basse-Normandie, Pascal Férey, était au côte de François Hollande lors de sa visite au SIA. Réaction.

© ACTUAGRI

>> Vous étiez présent lors de la venue de François Hollande samedi dernier. Comment s’est déroulée cette visite ?
Cela s’est déroulé normalement au départ et bruyamment à la fin. Nous n’avons pas été surpris. Ce qui devait arriver est arrivé. Le président de la République savait qu’il venait sur un terrain miné. Il a rempli son rôle. Ce qui s’est déroulé sur le site du ministère de l’Agriculture n’était pas prévu. Cela fait partie des péripéties syndicales.

>> Pour autant, la FNSEA n’appelle pas au boycott. Pour quelles raisons ?
Tout simplement parce que le Salon est un endroit de rencontres, de rendez-vous. Les élus viennent voir les éleveurs. Les éleveurs rencontrent les élus et la population. 700 000 visiteurs, ce sont 700 000 messages à faire passer. Ce rendez-vous est incontournable.

>> C’est le lieu également pour aller chercher des alliances. Avec qui ?
Avec des filières, avec des éleveurs qui viennent au concours, avec la population, avec tous les visiteurs. On est sur une vraie présence au Salon. Il faut aussi que la population française et les élus entendent le désespoir du monde de l’élevage. C’est un désespoir qui est de plus en plus fort. Et j’espère qu’il ne restera que fort et non violent.

>> Le président de la République a affirmé vouloir mettre la pression sur la grande distribution. Qu’en pensez-vous ?
C’est une bonne nouvelle. Le président de la République a annoncé devant tout le monde que la LME (Loi de Modernisation de l’Economie) devait être revisitée. Il y a urgence à légiférer pour redonner à l’aspect commercial toutes ses lettres de noblesse. Il y a urgence pour que la grande distribution arrête de matraquer l’industrie agroalimentaire. Et après, il sera beaucoup plus facile pour nous de voir si l’agroalimentaire ne fait pas son travail ou brade nos produits. Il sera plus facile d’aller demander des comptes.

>> La grande distribution n’est pas la seule à être pointée du doigt. Il y a aussi les transformateurs ?
Là aussi, il y a un travail à faire. Nous avons des exemples flagrants où l’industrie agroalimentaire fait n’importe quoi notamment sur un appel d’offres dans le sud de la France. Cela ne sert à rien que le syndicat agricole se batte pour obtenir des prix rémunérateurs si, dans le même temps, des entreprises agroalimentaires ne font pas leur travail.

>> Les producteurs et les éleveurs viennent chercher des médailles. Que représentent-elles encore aujourd’hui ?
Cela représente un Graal, une reconnaissance par ses pairs d’un travail bien fait. Cela représente une puissance économique. Une médaille vaut de l’argent en génétique. Une médaille permet de vendre des animaux, ses reproducteurs plus chers à l’exportation ou sur le marché européen. Par conséquent, c’est important d’être présent et de ne pas boycotter.
recueillis par S. Bossière

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Sébastien Macé, agriculteur dans la vallée de la Sienne
Parole d’installé, 25 ans après : " Le moral n’y est plus "
Installé en 1995, Sébastien Macé, agriculteur à Heugueville-sur-Sienne (50) avait fait l’objet d’une rubrique Parole d’installé…
Gaec de la Fosse Louvière 61
Il suffirait de quelques dizaines de centimes par kg de carcasse
La filière viande bovine est en plein marasme. Témoignage sous la stabulation de Fabienne et Bertrand, à St-Gervais-du-Perron…
Stabulation - Brûler le béton
VIDEO. Ils brûlent le béton pour éviter les glissades
A Hermival-les-Vaux (14), Florian Fernagut fait appel pour la troisième fois à l’entreprise morbihannaise Tounet pour le décapage…
Denise et Georges Angot - Sées (61)
Chez les Angot : « Noël, c’est mon rayon de soleil »
Denise et Georges Angot habitent à Sées (61). À 79 et 84 ans, ils vont fêter Noël avec leurs deux filles et leurs maris. Si les…
De la gendarmerie à la bergerie
De la gendarmerie à la bergerie
Depuis deux ans, Christophe Salmon travaille à la bergerie de la ferme de Grégoire de Mathan, à Longvillers dans le Calvados.…
Boucherie Mesnil de Villers-Bocage (14)
La boucherie Mesnil en plein rush
La découpe bat son plein à la boucherie Mesnil de Villers-Bocage (14), où la période des fêtes a été synonyme de nombreuses…
Publicité