Aller au contenu principal

François-Xavier Hupin (Président des Jeunes Ariculteurs du Calvados) : la nécessité de communiquer

© TG

>> Mercosur, Ceta, quelle est votre position sur cette actualité ?
Il aura fallu que l’Amazonie brûle pour que le président Macron recule, alors que nous avons bataillé pour prouver que ce traité n’était pas une bonne chose pour l’agriculture. L’Etat devrait montrer qu’il défend son agriculture. La France est en tête de l’indice de durabilité des modèles agricoles et alimentaires dans le monde, comme le montre la publication de The Economist. On attend à la fois une relance de la filière protéitique française et plus de contrôles sur les produits importés. Rien ne garantit au consommateur qu’un produit est sans OGM. Je souhaiterais qu’on lance un label qui garantisse la composition des aliments des animaux et qui le rassure.
Localement, c’est dommage que quatre députés, Alain Tourret, Fabrice Le Vigoureux, Christophe Blanchet et Bertrand Bouyx aient voté en faveur du Ceta. Ils sont élus par le peuple et devraient écouter leur « base », comme on dit chez JA, et pas uniquement ce que le parti (La République en marche, ndlr) leur commande.
Cette actualité renforce notre volonté de communiquer tout au long de l’année en direction du grand public.

>> Pourtant, il n’y a pas de fête de l’agriculture cette année, pourquoi ?
A cause de la situation financière de JA Calvados. A la suite des événements de 2015 et du retard de versement des subventions, la structure ne possède pas la trésorerie pour organiser un tel événement. La fête de la Terre représente en effet plus de 55% de notre budget annuel. Il y a aussi un besoin de renouvellement. La fête attirait de moins en moins de monde, nous réfléchissons à une nouvelle formule pour les années à venir. Nous nous concentrons sur des événements à une échelle et à un coût moindre, mais plus réguliers, pour faire vivre le monde agricole.

>> Avez-vous le sourire après la moisson ?
C’est positif à très positif. Certains secteurs crèvent les plafonds, comme à Saint-Pierre-sur-Dives où les rendements sont très bons pour le secteur. Il y a eu quelques décrochages sur le colza. Nous avons le sourire pour la quantité et la qualité, moins pour le prix qui est vraiment dans les limites basses. Par ailleurs, nous sommes en restriction d’arrosage dans les secteurs de plaine. Avec une sécheresse qui perdure et qui limite les repousses d'herbe, et ça commence a être inquiétant a cette période. L’Etat n’a pas autorisé la récolte des jachères dans notre département, c’est dommage.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

RIP
Un outil d’expression démocratique à l’épreuve de la réalité des élevages
Mercredi 16 septembre, JA 14 a invité les parlementaires du département chez Samuel Biderre, éleveur, entre autres, de veaux de…
KATRINE LECORNU - MARQUE GRAND FERMAGE - AGRIAL
Marque Grand Fermage : « on veut donner une image crédible et vraie de notre profession »
Katrine Lecornu est éleveuse à Nonant, dans le Bessin (14). Depuis deux ans, elle travaille avec l’équipe marketing d’Agrial sur…
ANNE MARIE DENIS PRESIDENTE FRSEA
" Forger un syndicat régional moteur d’une agriculture multiple "
Rencontre avec l’Ornaise Anne-Marie Denis, présidente de la Fdsea 61 et désormais de la Frsea Normandie. Une femme de caractère,…
ANNE MARIE DENIS PRESIDENTE FRSEA
Anne-Marie Denis, présidente de la FRSEA de Normandie
La FRSEA de Normandie a terminé ce lundi 21 septembre le renouvellement de ses instances engagé au printemps dernier.
Blandine Julienne, JA 61
Blandine Julienne : " J’aime gérer le relationnel et le terrain "
Blandine Julienne est installée en lait et cultures avec son conjoint Vivien à Bizou, dans le secteur de Longy-au-Perche. D’une…
JULIEN DENORMANDIE
Julien Denormandie : « Dire que l’agriculteur se moque de l’environnement, c’est un non-sens »
« Dire que l’agriculteur se moque de l’environnement, c’est un non-sens », souligne le ministre de l’Agriculture avant d’ajouter…
Publicité