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GAEC Lorin-Bossuyt : on essaie de trouver la perle rare

Chaque année, Aurélie Bossuyt et François Lorin (Saint-Germain-des-Grois) dressent une dizaine d'animaux afin qu'ils soient prêts pour concourir. Ce sera le cas de douze d'entre eux les 3 et 4 octobre prochains.

© SB

Depuis le 1er janvier de cette année, le jeune couple a rejoint le papa de François, Guy sur l'exploitation à Saint-Germain-des-Grois. Un hasard que les jeunes ont voulu saisir pour pouvoir vivre de leur passion. Tous les deux sont issus du monde agricole. Aurélie a grandi dans le Calvados sur l'exploitation de ses parents. "Mes racines sont bien ancrées", précise-t-elle. "J'ai toujours aimé la ferme. J'ai toujours été là pour donner un coup de main" assure-t-elle. Mais ses parents l'ont poussé à aller voir autre chose. Alors elle aura passé 7 ans dans le marketing en région parisienne avant de revenir en Normandie suite à un licenciement qu'elle voit plutôt comme une opportunité de revenir à ses origines. François Lorin aura lui aussi été se forger une expérience avant de choisir de s'installer même si l'envie était sans équivoque. Après une école d'ingénieur agricole à Angers, il aura travaillé dans une coopérative dans les Pyrénées-Atlantiques avant de rejoindre l'Organisme de sélection Blonde Aquitaine pour lequel il suivait près de 400 éleveurs.

S'installer : une évidence
Quand le chemin d'Aurélie et de François se sont croisés, il était évident qu'ils s'installeraient. A quel endroit ? La réponse n'était pas évidente. Ils ont laissé faire le temps. Des terres se libéraient à Saint-Germain-des-Grois, là où Guy Lorin est implanté. Ce qui a permis aux jeunes de constituer un Gaec familial au 1er janvier. "On s'investissait dans les deux exploitations" se rappelle le jeune couple. Aujourd'hui, une centaine de vêlages en Blonde Aquitaine a lieu sur l'exploitation de 200 ha. "On engraisse tout à la ferme hormis une dizaine de mâles vendus à la reproduction" note François Lorin. Des mâles reconnus pour leurs caractéristiques génétiques, achetés par des éleveurs qui viennent de plus en plus loin. Une reconnaissance que ne boude pas François. Pour lui, la génétique "permet d'améliorer la qualité des animaux". Et parmi les critères recherchés, il tente de trouver l'équilibre entre les qualités d'élevage et bouchères, sans oublier les qualités de race. "C'est essentiel chez nous". Et au Gaec Lorin-Bossuyt, tous les outils sont utilisés à savoir l'insémination artificielle, la transplantation embryonnaire, mais aussi la station d'évaluation des mâles... "Il y a des lignées qui nous plaisent bien. On essaie en quelque sorte de trouver la perle rare" sourit François.

Plongés dans les concours
Une perle qui pourrait peut-être se démarquer lors du concours de Ferme en fête le week-end prochain. "On présentera douze animaux. On essaie de sélectionner ceux qui ont le plus de potentiel dans toutes les catégories". Et quand ils expliquent leur démarche, ils savent de quoi ils parlent. "On a été plongés dedans" confie le couple. Aurélie avec ses parents, François également ainsi que par son rôle au sein de l'OS. Pour eux, Ferme en fête constitue quelque part le premier échelon des concours. Souvent, ils participent au concours interrégional, national jusqu'au Salon international de l'agriculture de Paris. "Les concours, ce sont nos vacances. On se retrouve entre éleveurs. L'esprit compétition dure juste le temps du concours. Ensuite, on discute des résultats, on refait le match. Mais c'est toujours dans une bonne ambiance puisque nous avons tous la même passion". L'objectif étant de garder le niveau et "si possible continuer de monter" indique le jeune éleveur. "Il n'y a pas de limite dans les concours".
Reste à bien dresser les Blondes pour qu'elles marchent au pas le jour du concours. Mais en général, "on le fait assez jeune, et elles s'en souviennent bien".
Et comme pour les autres concours, le jeune couple espère avoir de bonnes surprises. Ce fut le cas en 2011 quand le taureau Byron a été élu grand champion à Paris ou encore Fiona, qui
a décroché un titre de vice-championne en interrégional et en national, sans compter que cette vache qui faisait partie d'un lot a permis au Gaec de décrocher le prix d'ensemble. "C'est une satisfaction énorme. Pour autant, on ne se met pas la pression" conclut les deux trentenaires. Rendez-vous à Alençon.

13 éleveurs
Jean-Philippe Demarquet (Ellecourt)
Anthony Cocq (Saint-Germain-de-la-Coudre)
Patrick Dehail, Gaec Dehail Père et fils (Saint-Julien-sur-Sarthe)
Claude Freulet (Douvrend)
Pascal Girard, Gaec Girard (Trémont)
John Auffret, Gaec du Haut Matry (Saint-Ouen-d'Attez)
Bruno Renard, Earl Renard (Le Pas-Saint-l'Homer)
Guy Lorin, Gaec Lorin-Bossuyt (Saint-Germain-des-Grois)
Vincent Moreau, Earl des Fontaines (Fontenays-sur-Eure)
Jean-Marie Caillouel, Gaec d'Angoville (Berville-en-Roumois)
Alain Bertrand, Gaec Bertrand (Ernemont-sur-Buchy)
Franck Cahrrier (Oigny)
Philippe Dufour, Earl de la Recette (Echouboulains)

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