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Dégâts de sangliers dans le sud-Manche
A Gathemo, les "cochons" font la loi

“J’ai été obligé de mettre des gyrophares et de la musique dans une de mes parcelles”. Jean-Pierre Boulay est excédé par les visites nocturnes des sangliers. Il est vrai, qu’ici, à Gathemo, aux frontières de la Manche et du Calvados, entre Sourdeval et Vire, les bois, bosquets, fourrés et autres refuges pour laies et marcassins abondent, sans compter avec la forêt de Saint-Sever à moins de 10 kilomètres à vol d’oiseau.

Jean-Pierre Boulé, "une solution, vite pour éviter d'autres ravages".
Jean-Pierre Boulé, "une solution, vite pour éviter d'autres ravages".
© Eric Charon
“Les dégâts ? Au semis bien sûr mais aussi actuellement, alors que les maïs sont prometteurs. Ils n’hésitent pas à prendre des bandes de 100 mètres. J’ai trois parcelles de dévastées, elles sont situées en bordure de chasses privées”. Bref Jean-Pierre Boulay voudrait que ces battues soient organisées régulièrement. Problème, ses parcelles, mais aussi celles d’autres agriculteurs, sont limitrophes de la frontière du Calvados. “Il faut donc que les fédérations des chasseurs du Calvados et de la Manche se synchronisent pour éloigner les “cochons”. Pour bien comprendre les dégâts qu’un ou plusieurs sangliers peut faire, il faut se rendre sur le terrain. Dix minutes plus tard, je suis sur l’une des parcelles de Jean-Pierre Boulay. Extérieurement, rien ne laisse prévoir que les maÏs ont été dévastés. Mais une fois franchi, sept ou huit rangs, les épis sont par terre, écrasés, enterrés, broyés pour certains; le tout sur une centaine de mètres de longueur et une dizaine de large. “Depuis, la fédération des chasseurs a verrouillé le champ avec une clôture électrique...”
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