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Elevage
Génisses : sans doute le meilleur investissement

Si tout le monde s’accorde sur les besoins de limiter le taux de renouvellement pour rentabiliser le coût de production d’une génisse, il reste toutefois essentiel d’assurer un renouvellement de qualité pour que celui-ci permette une certaine longévité du troupeau.

Le vêlage précoce permet d’optimiser les résultats économiques du système, avec en plus une durée de vie productive supérieure de 6 mois par rapport à un vêlage tardif (surfaces libérées ou génisses produites en plus).Malgré cela on voit toujours une dégradation de l’âge au premier vêlage (+ de 32 mois en moyenne) avec un rang de lactation stable (2,5).De nombreuses études ont montré que la phase d’élevage était souvent déterminante dans la durée de vie de la future laitière.


Se donner des objectifs et des moyens pour apprecier la croissance

Aujourd’hui trop peu de génisses font l’objet d’un véritable suivi avec pesées et rationnement selon un objectif de croissance particulier.Il nous parait donc essentiel de faire un nouveau point sur l’élevage des génisses. Même si le gabarit des vaches a évolué, l’objectif 200 kg à 6 mois reste l’objectif et la priorité de la phase lactée et du post sevrage et cela quel que soit l’âge au vêlage. Aujourd’hui moins d’une génisse sur 3 atteint ce poids.Les objectifs par la suite n’ont guère évolué mais restent des étapes clés de 420 kg à l’IA en vêlage 24 mois contre 475 kg en vêlage 32/36 mois. La méthode la plus précise et la plus fiable reste la pesée et la hauteur au sacrum pour travailler en toute sécurité. Le tour de poitrine est un autre moyen mais beaucoup moins précis.

Raisonner l’alimentation des genisses : l’aspect economique porte d’entree indispensable

En hiver le coût alimentaire journalier moyen de rations types va varier selon l’âge de la génisse et l’objectif de vêlages (précoces, tardifs) (voir tableaux 1 et 2).Coût de la ration qui ne tient pas compte de l’effet système d’exploitation. (Base 100 : ration à base d’ensilage d’herbe).En vêlage tardif, les croissances souhaitées en hiver sont plus modérées qu’en vêlage précoce après 6 mois (avant les objectifs de croissance sont les mêmes).Ceci explique le coût moyen journalier inférieur de 10 cts € en vêlage tardif (soit 15 - 20 %) sur un coût moyen de 60 cts €/jour hors phase lactée. C’est ensuite la durée de l’hiver qui joue sur le coût alimentaire de la génisse (objectif valorisé au maximum le pâturage dans les 2 systèmes avec éventuellement une croissance compensatrice en vêlages tardifs).

Un avantage net aux rations fourragères

Globalement, l’utilisation des fourrages produits sur une exploitation permet une bonne maitrise du coût alimentaire.Sous conditions de bien équilibrer les rations (valeurs alimentaires des fourrages, observation et pesée des animaux) et de respecter rigoureusement les quantités distribuées.Exemple : ensilage de maïs =maxi 1 kg brut/mois d’âge.L’aspect économique est une porte d’entrée nécessaire et complémentaire à toute réflexion technique et organisationnelle dans le raisonnement de l’alimentation des génisses laitières.Pensez-y pour prévoir vos stocks fourragers pour l’hiver prochain.N’oubliez pas que vos génisses sont plus longtemps à élever qu’à produire. Il existe des services tels que le contrôle de croissance des génisses qui peut vous permettre de réduire l’âge au vêlage et d’optimiser votre revenu.

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