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Orne
Gérard Kelly : jouer la complémentarité avec les vaches allaitantes

Gérard Kelly a acheté un troupeau ovin en 2011. Il nous livre un avant-goût de son retour d'expérience qu'il détaillera lors de la porte-ouverte sur sa ferme le 27 septembre.

© AD

“Dans mon pays d'origine, on dit qu'avoir une brebis pas vache, cela ne coûte rien et ça rapporte”. Originaire d'Irlande, Gérard Kelly vient d'un pays qui a une culture forte pour cette production. Depuis qu'il s'est installé sur sa ferme ornaise de La Baroche-sous-Lucé en 2003, il a toujours eu l'idée dans un coin de sa tête d'y introduire un cheptel. Mais sa démarche n'est pas simplement nostalgique, elle a été guidée par une réelle réflexion économique sur son système d'exploitation.
Lorsqu'il reprend la ferme en 2003, l'exploitation est à dominante vache allaitante avec une diversification dans un atelier de volailles. La production de dindes est arrêtée et il se concentre sur les bovins dans un système naisseur-engraisseur, avec un atelier de taurillons qu'il complète en achetant des broutards. “Depuis quelques années, je me posais des questions sur la rentabilité de l'engraissement. Même si j'avais un gros chèque au bout, l'achat des aliments et même de la paille pesait sur le résultat final. En achetant un troupeau de brebis en juillet 2011, j'ai pu arrêter totalement les taurillons sans perdre de revenu et avec un investissement de départ très faible”.

Gagner en autonomie alimentaire
Le bâtiment autrefois réservé aux dindes est réaménagé pour l'atelier ovin et l'achat d'aliments se limite à 10 tonnes de correcteur azoté. Les clôtures ont été adaptées à ces animaux plus petits. “J'ai essayé de réfléchir à un système qui me coûte le moins cher possible et qui me permette de jouer la complémentarité avec l'élevage de bovins allaitants”. Avec son atelier ovin, Gérard Kelly espère dégager un EBE de 20 à 30 000 € par an. Quant à l'atelier de taurillons, les places sont laissées vacantes, mais il n'exclut pas de racheter des broutards, si les prix des aliments viennent à diminuer.
Comment l’éleveur gère t-il le pâturage mixte, quelle est sa recette d’ensilage spécial mouton, quels sont ses débouchés... ? Réponses chez l’éleveur le 27 septembre.

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