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Equipement
Huit désileuses automotrices au banc d’essai le 25 mars prochain à l’INRA du Pin

Chambre d’Agriculture de l’Orne, Contrôle Laitier, FD Cuma et INRA mettent en commun leur expertise pour passer au banc d’essai 8 désileuses automotrices. Ça se passera les 23 et 24 mars prochain au Pin-au-Haras (61) avec restitution sans complaisance des résultats le 25 mars de 10 h 30 à 16 h 30. Une première hexagonale et un rendez-vous technique à ne pas manquer à tout laitier porteur d’un projet d’investissement dans le domaine de la distribution des fourrages.

Même si le prix du lait invite à la plus grande prudence en terme d’investissements matériel, la désileuse automotrice a le vent en poupe.
Avec un coût main-d’œuvre inclue de 17 €/1 000 l, coût approximativement appliqué dans les Cuma, les désileuses automotrices offrent une prestation économiquement et techniquement intéressante face à des systèmes de distribution parfois complexes en équipement individuel. La variabilité en terme de charge de mécanisation sur ce poste varie énormément allant ainsi, en équipement individuel de 5 à 25 €/1 000 l hors main-d’œuvre selon la stratégie de distribution et l’équipement .
Les Cuma ont pris les devants sur ce dossier. On comptabilise aujourd’hui plus de 80 désileuses automotrices dans le réseau au niveau du Grand Ouest (Bretagne, Pays de la Loire et Basse-Normandie) dont une petite vingtaine à l’échelon régional. Dans la continuité, d’autres projets fleurissent comme jonquilles au printemps.
Mais la désileuse automotrice ne concerne pas que les Cuma. Avec la restructuration laitière qui se profile, l’agrandissement des ateliers (...), elle pourrait avoir sa place dans de grosses exploitations.

Vis horizontale, verticale ou système à pales ?
Mais quel principe choisir : vis horizontale, vis verticale ou système à pales ? Quelle marque offre le meilleur rapport qualité/prix ? Autant de questions souvent posées aux spécialistes machinisme des Chambres d’Agriculture et du réseau Cuma.  C’est ainsi qu’a germé l’idée de passer au banc d’essai l’offre constructeur et de restituer les résultats aux éleveurs lors d’une grande journée de démonstration. FD Cuma de l’Orne et Chambre d’Agriculture, avec Baptiste Foucault et Loïc Deveyer en chevilles ouvrières, ont impulsé le mouvement. Mais pour faire de cette initiative une référence technique, encore fallait-il fédérer d’autres compétences et s’assurer de la logistique. Un peu comme une ration mélangée dans laquelle chaque composant a son importance. 
Ces autres partenaires, ce sont l’INRA du Pin et le Contrôle Laitier. La ferme expérimentale met à disposition son outil. Au quotidien, on triture ici pour les 250 vaches laitières, les 200 vaches allaitantes et leur suite, quelques 27 t de fourrages et de concentré en 25 rations différentes. Du maïs, de l’herbe, de l’enrubannage, du foin, de la paille... Les 40 tonnes de fourrages nécessaires aux différents essais n’effraient donc ni Yves Gallard (directeur de la station) ni Benoît Blanchet (chef d’exploitation) et encore moins les 3 chauffeurs de l’exploitation qui cumulent déjà annuellement 1 000 heures de conduite de désileuse automotrice. 
L’autre partenaire majeur de cet évènement, c’est le Contrôle Laitier qui va passer au crible les critères qualitatifs lors des opérations de désilage et de distribution. “Il faut maîtriser la fibrosité de la ration, insiste Yann Martinot, directeur technique du Contrôle Laitier. En mesurant l’impact défibrage sur le fourrage des différentes opérations, on saura déterminer les réglages optimums de l’ensileuse au moment de la récolte”. Au-delà, ce sont des dizaines de paramètres qui seront mesurés : consommation, vitesse d’avancement, diamètre de braquage, précision pesée, homogénéité . Une première selon les organisateurs donc forcément un rendez-vous à ne pas manquer.

En savoir plus
• FD Cuma de l’Orne : Baptiste Foucault au 02 33 80 82 96.
• Chambre d’Agriculture
de l’Orne : Loïc Deveyer
au 02 33 31 49 13.
• INRA du Pin : Yves Gallard
au 02 33 39 61 04
ou Benoit Blanchet
au 02 33 39 61 03.
• Contrôle Laitier de l’Orne : Yann Martinot
au 02 33 31 48 75
ou Olivier Raux
au 02 33 31 49 16.

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