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Huit jeunes bovins ornais ont pris la mer à destination de la Guadeloupe

Vendredi 24 novembre, huit jeunes reproducteurs ont embarqué au Havre. Destination : la Guadeloupe.Il s’agit d’une demande du groupement de producteurs, Cap’viande qui souhaite croiser ses bovins avec des races de métropole. Trois éleveurs ornais ont participé, dans l’urgence, à l’opération.

© JP

llll Il y a un mois, 300 broutards s’envolaient pour l’Iran. Vendredi 24 novembre, huit jeunes bovins reproducteurs, quatre Limousins et quatre Blonds d’Aquitaine, ont embarqué dans le port du Havre. Direction la Guadeloupe. Le groupement de producteurs guadeloupéens Cap’viande, dont le directeur connaît la Normandie, souhaite introduire des races de métropole dans leurs croisements. Les Limousins de 14 mois et les Blonds d’Aquitaine de 7 à 10 mois partent pour développer, dans la région d’outre-mer, ces deux races. Ils sont issus de trois élevages ornais : celui de Partick Dehail (Gaec Dehail), Bruno Renard et Michèle et Thierry Leconte.

Quarante-huit heures
« Il a fallu trouver des éleveurs habitués à l’export, raconte Bruno Renard, éleveur de trois des quatre Blonds
d’Aquitaine partis, et transporteur. Soit des animaux inscrits à l’exportation avec un minimum de performance. Nous avons dû donner notre réponse en quarante-huit heures. » L’éleveur envoie déjà des bêtes en Allemagne et en Hollande.
Les animaux ont quitté l’Orne dans la nuit de jeudi à vendredi. « Nous sommes partis vers 3 h du matin, poursuit Bruno Renard. Tout s’est très bien passé. Le passage à la douane, avec le contrôle des vaccins et des papiers, est ce qui prend le plus de temps. Les bovins ont été chargés à 10 h, dans le calme. » Les animaux ont embarqué pour neuf jours de mer, « en liberté dans des cases qui ressemblent à des containers. Un soigneur est à bord ». Coût du transport : « 2 000 € », estime l’éleveur.

Un coup d’essai
Pour Bruno Renard, il s’agit « d’un coup d’essai » pouvant débouché sur un éventuel marché. « J’exporte à titre personnel. Mais je suis aussi président de l’Aseban (Association des éleveurs de Blonds d’Aquitaine de Normandie). Si ça fonctionne, l’objectif est de partager cette expérience avec les autres adhérents de l’association. »

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