Aller au contenu principal

FCO
“Il faut absolument traiter maintenant”

Le cas de fièvre catarrhale ovine sur un mouton dans le département a été confirmé. Etienne Gavart, directeur du Groupement de Défense Sanitaire du Calvados répond aux questions d’éleveurs dans nos colonnes.

Le Calvados en périmètre interdit.
Le Calvados en périmètre interdit.
© DR

Avec les foyers de l'Orne et du Calvados, la preuve est apportée que le virus est présent dans notre région. Le traitement insecticide, obligatoire dans les Périmètres Interdits, doit également être fait dans les Zones Réglementées, pour limiter au maximum l'extension du virus avant l'hiver.
Plus de 7200 foyers sont répertoriés aujourd'hui en France. Le froid actuel n'est pas encore suffisant pour empêcher les Cullicoïdes de voler et piquer les ruminants.
Le traitement insecticide, obligatoire en Périmètre Interdit, et recommandé en Zone Réglementée, doit être fait au plus vite : il s'agit de protéger nos cheptels des insectes, actuellement infectés dans la région, de contaminer les troupeaux.

Questionsd’éleveurs


Daniel Courval, éleveur à Combray : le traitement de tous les animaux, y compris ceux qui restent sur l’exploitation, est-il obligatoire dans le Calvados ?
Etienne Gavart : Oui, par arrêté préfectoral, tous les détenteurs de bovins, caprins et ovins doivent soumettre l’intégralité de leurs animaux, quel que soit leur âge et leur devenir, à un traitement insecticide efficace (le Pyréthrinoïdes).

D.C. : Quelle est la durée d’efficacité du traitement ?

E.G. : Elle n’est pas connue avec exactitude. Cet été, des essais menés sur des moutons, en plein secteur infecté, ont montré l’efficacité du traitement répété tous les 15 jours… Ces moutons ne sont pas tombés malades, ce qui veut dire qu’ils n’ont pas été piqués par l’insecte.
Nous conseillons de renouveler le traitement au moins tous les mois.


D.C. : Est-ce que le gel de la semaine dernière dispense du traitement ? Sinon, jusqu’à quel moment faudra-t-il traiter ?
E.G. : Hélas, ce gel n’a pas duré assez longtemps pour inactiver le Cullicoïde. Nous sommes maintenant au risque maximum de contamination : les Cullicoïdes actuels sont infectés pour bon nombre d’entre eux. Il faut absolument traiter maintenant (et pas dans 15 jours), tous les animaux de notre région.
On considère qu’il faut 10 jours successifs avec une température ne dépassant pas les 10° pour que l’insecte rentre en dormance hivernale. Les piégeages nous indiqueront l’arrêt de l’activité vectorielle, et l’information que les traitements peuvent être arrêtés vous sera donnée.


Alain Lebaudy, éleveur à Lassy : y aura-t-il assez de produits pour désinsectiser l’ensemble des animaux ?

E.G. : Certains produits sont actuellement en rupture momentanée. A priori, d’autres, aussi efficaces, peuvent les remplacer. Il n’y a donc rien qui empêche l’éleveur de remplir ses obligations réglementaires.

A.L. : A quand le vaccin ? Et s’il arrive, le nombre de doses sera-t-il vraiment suffisant pour traiter tous les animaux ?

E.G. : Le vaccin devrait être disponible à la mi 2008. L’Etat français a été le premier des Etats européens à lancer son appel d’offre. Celui-ci passe commande pour 37 millions de doses, soit assez pour la zone touchée plus une zone tampon.
Espérons que les laboratoires ne rencontreront pas de problème industriel.


Les zones interdites ou de surveillance et autres règles évoluent très rapidement d’un jour à l’autre, comment être certain de bien s’informer ?
E.G. : Par les médias : l’agriculteur normand toutes les semaines, et Internet au quotidien (site du ministère de l’agriculture ou du GDS14). Par votre vétérinaire : celui-ci est tenu informé en continu de l’évolution de la situation.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
La moissonneuse prend feu et 7 ha partent en fumée : dans l'Orne, c'est l'heure de l'expertise
Mardi 30 juin 2026, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un…
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux…
Geoffrey Saint-Lô, pisciculteur et ambassadeur de la marque Bienvenue à la ferme, marquée portée par la Chambre d'agriculture dont Nadège Mahé en est l'élue référente.
Bienvenue à la ferme : pisciculteur, Geoffrey Saint-Lô devient ambassadeur
Depuis 1985, la famille Saint-Lô, basée à Saint-Sauveur-Lendelin, reçoit les visiteurs dans son exploitation piscicole où elle…
La canicule de juin a marqué les esprits mais son impact sur le rendement est resté limité.
Colza en Normandie : cinq faits marquants sur la campagne 2025-2026
La campagne 2025-2026 illustre toute la capacité du colza à compenser les aléas lorsqu'il conserve un bon fonctionnement…
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'année décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une enquête est en cours afin de déterminer les causes de l'accident. 
Un agriculteur ornais décède dans un accident de la route
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'années décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une…
[EXPERT] "Un maïs sans grain a une valeur pour l'alimentation animale"
Juin 2026 a été historiquement chaud. Quelles manifestations de la sécheresse sur le maïs ?
Publicité