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Bâtiments
VIDEO. Ils brûlent le béton pour éviter les glissades

A Hermival-les-Vaux (14), Florian Fernagut fait appel pour la troisième fois à l’entreprise morbihannaise Tounet pour le décapage thermique de ses sols béton. Dix ans après une première intervention, il évalue les avantages de cette technique.

Florian Fernagut est éleveur laitier à Hermival-les-Vaux près de Lisieux, en EARL avec son épouse depuis 2005. Dès l’installation de son bâtiment, il fait rainurer ses bétons pour éviter les glissades. Quelques années plus tard, il constate des difficultés dans le parc d’attente : « ça glissait toujours un peu au démarrage ». Il fait appel à Tounet, l’entreprise de Ploërmel (56), spécialisée dans le décapage thermique du béton. En 2011, elle nettoie les couloirs principaux et en 2015, les passages intermédiaires et le parc d’attente. Il y a quelques semaines, l’éleveur perd une bête : « une vache en 7e  lactation, une semaine après vêlage. Je l’ai retrouvée dans le couloir, les pattes écartées ». Transportée dans un box à part, « elle n’a jamais pu se relever ». Il déplore alors une perte sèche pour l’exploitation et la disparition « d’une vache qu’on aimait bien ». Il rappelle alors Tounet pour une intervention sur l’intégralité de ses sols, soit 460 m2.

Choc thermique

Luc Papeta a créé l’entreprise en 1994 et s’est spécialisé dans les sols agricoles en 2005. « Le principe, c’est un chalumeau, alimenté d’oxygène et de carburant, qui créée une flamme d’environ 3 000 °C. Elle provoque un choc thermique qui éclate la surface du béton et l’assèche sur une profondeur de 2 à 3 cm, en fonction de sa structure, mais sans l’abîmer. »  
Depuis dix-sept ans, il travaille en partenariat avec Air liquide qui l’a encouragé à créer une machine dédiée aux sols agricoles et qui l’aide à l’améliorer régulièrement pour augmenter le débit de chantier. Depuis 2019, il est passé à une moyenne de 170 fermes traitées par an, avec des chantiers en Allemagne, en Suisse ou encore en Belgique.

Organisation et coût

Pour anticiper l’arrivée de Tounet, Florian Fernagut a dû réorganiser sa journée. Il a transféré ses bêtes d’un côté du bâtiment pour nettoyer l’arrière des logettes et dégager la paille. « Il faut que le béton soit propre, confirme Luc Papeta, s’il y a des bouses, c’est elles qu’on brûle et le béton n’éclatera pas ». Le gaz, livré par Air liquide, est une charge importante de la prestation. L’entrepreneur fait livrer les bouteilles pour son intervention puis les fait reprendre à la fin. Florian Fernagut évalue le coût de la prestation à l’équivalent « de deux ou trois bonnes vaches non perdues en dix ans ». Concrètement, la prestation coûte entre 7 et 12 euros le m2, indique Luc Papeta, selon la surface et avec un forfait de déplacement en fonction des départements.

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