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InnoV’actions : le bâtiment s’est agrandi de 1 300 m2

La famille Legeard est ancrée dans les terres de Juvigny-le-Tertre au village Les ruettes, et ce depuis 150 ans. Une nouvelle génération s’apprête à perdurer la tradition familiale en rejoignant l’exploitation agricole, qui a fait le choix de se développer. Rencontre avec Nicole et Bruno Legeard qui ouvrent leurs portes le 27 novembre dans le cadre des journées Innov’actions dédiées entre autres au bâtiment.

© SB

lll Installé en 1990, Bruno a rejoint ses parents sur l’exploitation familiale pour former un Gaec. Quinze ans plus tard sa femme, Nicole, a intégré la structure et aujourd’hui l’exploitation compte deux associés, un salarié et des stagiaires. 

Pénalisé pendant 25 ans
Dès le départ, Bruno s’est senti frustré à l’idée de ne pas pouvoir produire autant de lait qu’il le souhaitait. Effectivement à son installation, la production laitière n’était que de 220 000 l. Il n’a pas pu bénéficier de volume supplémentaire alors que c’était le cas pour ceux qui s’installaient deux ans auparavant.  Avec l’arrêt des quotas, le développement de l’exploitation est devenu possible. Une satisfaction pour le couple qui n’a l’ambition que de produire du lait. Aujourd’hui, la structure s’étend sur 170 ha, et compte 140 vaches laitières pour une référence laitière de 1,5 million de litres de lait. « On a la chance d’être aux Maitres Laitiers du Cotentin, une coopérative qui a attribué du lait à ses coopérateurs en voie de développement », confie Nicole.

Un bâtiment clair
Ce développement est passé par l’extension de la stabulation, entrée en fonction il y a tout juste un an. En effet, elle a plus que doublé. Au total, elle abrite cinq rangées de logettes dont trois dans le nouveau bâtiment. Un bâtiment clair, avec un filet pour abriter du vent, aérer, et faire entrer la lumière naturelle. Si aujourd’hui, la ferme compte 140 vaches, le bâtiment peut en accueillir 200, ceci dans l’objectif d’atteindre deux millions de litres de lait d’ici trois ans. Des vaches toutes en logettes avec des tapis pour leur confort, et avec de la paille. « C’est plus chaud. C’est plus agréable pour elles et pour nous aussi. Les vaches sont propres. C’est plus facile à traire et réduit les problèmes de cellules », explique Nicole.

Diversifier avec la méthanisation
La paille présente un autre intérêt. En effet, le Gaec Legeard prévoit la construction d’une unité de méthanisation avec une exploitation voisine. « On avait commencé à réfléchir à un projet collectif puis individuel. Et maintenant, nous sommes à deux », avance l’agricultrice. Le projet avance, le process est arrêté. Le terrassement pourrait débuter l’année prochaine pour une mise en service en 2020. Par conséquent, le fumier des vaches serait un apport non négligeable grâce à la paille. Le gaz produit sera revendu à GRDF qui était en recherche de gaz vert. « C’est une diversification de l’activité agricole mais qui présente une bonne complémentarité dans notre projet », indique l’agricultrice.
En ce qui concerne les veaux qui naissent tout au long de l’année, les exploitations ont fait le choix de niches individuelles, faciles à nettoyer de manière mécanique et qui réduit les risques sanitaires. Au bout de leur premier mois, ils partent en igloos.
Deux fils d’ici trois ans
Ce développement d’exploitation se fait en prévision de voir revenir leurs fils, Justin en 2019 et Louis d’ici trois ans. « On a l’opportunité de le faire, on a donc choisi de franchir le cap », note la maman.
D’ores et déjà, les enfants sont donc associés dans la réflexion, et notamment du système de traite.
Aujourd’hui, le bloc traite 2 x 6 en épis nécessite deux heures et demi matin et soir de traite. « Produire du lait, c’est notre activité première. Il faut donc accepter d’y passer du temps », avoue Nicole.
De temps en temps, le Gaec fait appel à un vacher pour se libérer du temps. Le système actuel est donc amorti et rentabilisé. Par conséquent, cela laisse le temps de réfléchir posément. « Il faut que les jeunes soient là pour avancer sur ce plan. Il faudra mesurer les avantages comme les inconvénients », indique Nicole. Tantôt séduit par le robot, le roto ou encore la salle de traite, d’autres éléments rentreront en ligne de compte comme la pénurie de main d’œuvre.
L’arrivée des garçons permettra aussi de travailler sur l’organisation du travail de manière à ce que le bien-être de chacun soit pris en compte.  Leur extension sera donc expliquée aux visiteurs le 27 novembre prochain dans le cadre d’une porte ouverte.


Deux portes ouvertes dans la Manche

Mardi 27 novembre à partir de 13 h 30
Chez Nicole et Bruno Legeard, GAEC Legeard au lieu-dit Les Ruettes, La Bazoge
Extension de la stabulation logettes pour 200 vaches laitières : organisation du travail, bâtiment vaches laitières pour grands troupeaux - choix et organisation, choisir son installation de traite, logement des veaux (igloos – courettes couvertes), la méthanisation agricole (projet en cours), la sécurité au travail (MSA)

Jeudi 29 novembre à partir de 13 h 30
Chez M. Chardot au GAEC de la Ruette au lieu-dit La Ruette,
Omonville-la-Petite
Stabulation logettes caillebotis pour 180 vaches laitières avec 3 robots de traite et 2 robots d’alimentation : organisation du travail, bâtiment vaches laitières pour grands troupeaux - choix et organisation, la traite robotisée, la distribution automatique des fourrages (robots d’alimentation), logement des veaux (igloos – courettes couvertes), la sécurité au travail (MSA)

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