Innoval : au Gaec CT2H, " on veut faire du lait "
Au Gaec CT2H, la performance passe par la génétique. C'est ce que les deux associés, Christian Hamel et son neveu, Thomas, vont évoquer lors de la porte ouverte orchestrée par Innoval et le concours des partenaires de l'exploitation. Rendez-vous le 18 juin à Surtainville.
Au mois de juin, Innoval organise une porte ouverte chez un de ses clients. Le 18 juin prochain, c'est le Gaec CT2H qui sera le support pour accueillir les entreprises partenaires de leur exploitation. " Il y a dix ans, je ne me serais pas vu organiser un tel événement ", confie Christian Hamel, installé en 1997, sur la ferme familiale, avec sa mère, plutôt en vaches allaitantes.
En se spécialisant en lait, il a augmenté sa production, et encore plus depuis que son neveu, Thomas s'est installé en 2021. " Avant de reprendre une ferme à côté, j'ai travaillé deux ans et demi dans une autre exploitation ", avance le jeune qui avait suivi des études agricoles (BTS Acse au lycée agricole de Coutances et une licence professionnelle productions animales à Angers). Ensemble, ils ont investi dans un nouveau bâtiment abritant 120 places de logettes. Aujourd'hui, ils sont à la tête d'un cheptel de 110 vaches laitières, à 97 % en race Prim'Holstein, et une production de 1,4 million de litres de lait. " C'est 100 fois plus que ce que produisait ma mère au début des années 80 ", note Christian Hamel.
Valoriser le travail et les choix
Les deux associés vont pouvoir expliquer leur système lors d'une porte ouverte organisée par Innoval. " Cela valorise notre travail et nos choix ", avancent les deux hommes. " C'est une fierté ", assurent-ils. Un système qui repose sur la production laitière. " On veut faire du lait ", notent-ils. Et les résultats le démontrent. " En 5 ans, nous sommes passés d'une moyenne par vache de 25 à 40 litres ", argumentent-ils, parce qu'ils ont fait le choix de vaches capables de vieillir, avec de bonnes pattes et de bonnes mamelles, conduisant à une moyenne d'étable à 12 284 kg. " Quand elles n'ont pas de difficultés à bouger et qu'elles ont de bons trayons, c'est un bon départ pour produire ", souligne Thomas qui a plutôt l'œil sur les vaches et Christian sur les cultures. Pour autant, " on fait la traite tous les deux parce que c'est important d'avoir quatre yeux sur le troupeau ", reconnaît le plus jeune.
Croire à l'ostéopathie
La réflexion a conduit les deux associés à miser sur des semences sexées, de faire du croisé Charolais pour garder une dizaine de bœufs. Sinon, les veaux mâles sont vendus à trois semaines. Depuis six mois, ils ont opté pour l'ostéopathie. " Il faut y croire. Mais les vaches sont plus mobiles après le passage de notre conseillère qui intervient sur les vaches qui ont un problème de reproduction, après vêlage... Il y a un effet ", concède le jeune éleveur.
Miser sur le sanitaire
Tous leurs choix seront partagés avec les éleveurs en quête d'informations, avec en appui les techniciens des différents partenaires (Sunetics, Les Maîtres laitiers, Néolait, le Gouessant, Morel, Littoral Normand, RS Elevage, Agro Concepts). " Dans une filière qui se réorganise, la coopérative Innoval, met à disposition de nouveaux outils comme Neo (capteurs intelligents qui analysent en continu le comportement et l'environnement du troupeau). Nous sommes là pour accompagner les éleveurs dans leurs projets avec des moyens importants autour de l'intelligence artificielle avec des accompagnements personnalisés et adaptés à leurs besoins ", précisent Stéphane Gendron, directeur région Normandie et Loïc Chauvet, responsables d'agences (Cherbourg, Coutances, Saint-Sauveur). Tous ces nouveaux outils renforcent la place du sanitaire dans les élevages. " Demain, c'est le sanitaire qui nous mènera au travers de protocoles et de changement de pratiques " conclut Loïc Chauvet.