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UNOG et CIA de l’Aigle
Insémination : “plus forts avec la fusion”

Le 30 octobre, les conseils d’administration de l’UNOG et du CIA de l’Aigle, ont validé le projet de rapprochement des deux coopératives d’insémination. 

© AD

Fusionner pour rester indépendant. Atteindre une taille significative, sans risquer d’être insignifiant au sein d’un géant du secteur. C’est dans cet état d’esprit que le 30 octobre dernier, les conseils d’administration de l’Union Nord Ouest Génétique (UNOG) et du centre d’insémination de l’Aigle (CIA) ont validé le projet de fusion. Un regroupement qui sera effectif le 31 décembre et dont le futur nom sera dévoilé le 23 décembre, à l’occasion des assemblées générales de fusion. Ce rapprochement est l’aboutissement de cinq ans de réflexion. Les schémas de sélection étaient déjà communs.
Schémas indépendants
Avec 260 000 inséminations artificielles premières (IAP) réalisées par an, le nouveau centre fera une taille moyenne, occupant 7 % de part de marché, à la troisième place nationale. En compa-
raison, le premier opérateur,
Evolution, occupe 2/3 de part de marché. “Avoir une envergure moyenne nous donne d’autres avantages que les gros groupes n’ont pas”, assure Jean-Marie Desdoits, président du CIA. “Nous serons aussi plus forts, et nous continueront d’avoir nos propres schémas de sélection en Prim’Holstein et Normande, relève Daniel Lesieur, président de
l’UNOG. Il est bon de conserver nos propres schémas indépendants. Cela nous permet de maintenir une proximité et une réactivité, dans la création génétique. Avec la génomique, les bons taureaux sont détectés dès la naissance, et pourraient même être détectés intra-utéro. Les géniteurs prometteurs sont très vite très convoités, avant même qu’il n’ait été possible de les collecter. Sur notre zone d’action de taille moyenne, nous pouvons réduire les temps avant diffusion et proposer rapidement la nouvelle génétique. Sur une zone plus grande, il faudrait soit attendre plus longtemps, soit prendre le parti que tous les adhérents ne pourront pas être servis. Ce n’est pas dans nos principes. Chaque adhérent doit pouvoir être servi de la même façon”.

Cohérence géographique
Orne, Eure, Eure et Loir, Seine-Maritime, Bassin parisien, Oise, et un fragment de Mayenne. “Il y a aussi une cohérence géographique dans ce regroupement de fusion”, observe Marin Severdija, le directeur général de la fusion. Jusqu’à présent, les deux territoires étaient en effet interpénétrés l’un dans l’autre. La fusion doit aussi apporter une nouvelle dimension aux projets internationaux, qui connaîssent déjà des développements aux Etats-Unis, et en Amérique du Sud no-
tamment. Avec à elles deux, 30 millions d’euros de fonds propre, pour 25 millions d’euros de chiffre d’affaires, la nouvelle coopérative aura effectivement les reins solides pour envisager l’avenir.

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