Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Interbev : la viande a du cœur pour les Restos

Suite au « Bœuf en fête » qui s’est déroulé le 14 mai à Maltot (14), Interbev (interprofession bovine de Normandie) a remis un chèque de 1 110 € à l’association des Restaurants du Cœur

Yves Litzellman, Chantal Coutances, François Lemarinier et Yves Quilichini : « nous sommes heureux d’avoir apporté notre aide à ceux qui aimeraient manger de la viande un peu plus souvent. La viande a du cœur pour les restos du même nom».
Yves Litzellman, Chantal Coutances, François Lemarinier et Yves Quilichini : « nous sommes heureux d’avoir apporté notre aide à ceux qui aimeraient manger de la viande un peu plus souvent. La viande a du cœur pour les restos du même nom».
© TG

Les professionnels de la viande ont du cœur à l’ouvrage mais ils l’ont aussi sur la main. En découpant et préparant un arrière de génisse Blonde d’Aquitaine et en le vendant en lots par tirage au sort au public venu en nombre au « Bœuf en fête », ils ont récolté 1 110 € offerts à l’association caritative « les Restaurants du Cœur ». Le chèque a officiellement été remis mercredi dernier dans les locaux
d’Interbev à Villers-Bocage (14).

L’équivalent de 6 500 repas
« Ces 1 110 €, c’est l’équivalent de 6 500 repas, explique Yves Litzellman, président des Restos du Cœur du Calvados. Sachez que tout euro qui rentre chez nous est valorisé à hauteur de 6 € grâce à tous les bénévoles qui travaillent pour nous. Nos frais généraux sont de 7 %. C’est le taux le plus bas de toutes les associations caritatives. Ce chèque va nous permettre de réparer certains de nos camions qui ne passeraient pas le contrôle technique ».
En face, Chantal Coutances et François Lemarinier (respectivement présidente et vice-président du syndicat des Bouchers Calvados/Orne) et Yves Quilichini (directeur d’Interbev) se réjouissent de cette opération de communication qui s’est inscrite dans le spectre plus large de « Made in Viande ». « Cette fête de Maltot est née après la seconde crise de la vache folle et, depuis 3 ans, l’interprofession bovine qui est née ici en Normandie, est présente pour montrer ce qui se fait de mieux, rappelle Yves Quilichini. Le Bœuf en Fête constitue donc un excellent point de support pour lancer Made in Viande ».

Une filière qui manque de bras
« C’est effectivement une action forte de promotion de notre métier, confirment Chantal Coutances et François Lemarinier. Nous avons frappé un grand coup avec des démonstrations de découpe toute la journée réalisées par de jeunes apprentis. Nous remercions d’ailleurs à ce titre le centre de formation ». Une quinzaine d’artisans était également de la fête avec des préparations bouchères. D’amont en aval de la filière, il s’agit de tordre le cou aux clichés qui se répandent et d’attirer les jeunes vers un noble métier. Il reste environ 160 artisans-bouchers dans l’Orne et le Calvados. « Un effectif qui se maintient hormis dans les villages où s’implantent de mini-surfaces mais nous avons besoin de bras », jugent les professionnels. Car si le phénomène « vegan » ou bien encore le steak de soja vont dans le mauvais sens, la multiplication, voire l’engouement, pour les émissions culinaires sur le petit écran vont dans le bon. « En attendant, nous sommes heureux d’avoir apporté notre aide à ceux qui aimeraient manger de la viande un peu plus souvent. La viande a du cœur pour les restos du même nom », concluent de concert les
protagonistes.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »
Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole…
Agneau du Gaec Le vent des marais
Un nouvel abattoir en vue ?
Fin 2018, l’abattoir de Beuvillers fermait définitivement ses portes. Un abattoir de plus qui, en stoppant son activité, a eu…
Accepter un peu d’inflation alimentaire
« Nous sommes des besogneux. On nous demande de la montée en gamme et du local avec de plus en plus de contraintes et nous…
Élodie et Baptiste Leclerc (50)
Témoignage d'Élodie et Baptiste Leclerc, éleveurs de veaux à Le Mesnilbus (50)
Élodie et Baptiste Leclerc élèvent des veaux à Le Mesnilbus (50) en intégration chez Denkavit. Âgés tous les deux de 31 ans, ils…
En attendant les JO, Éric Delaunay tire les corvidés
Dans le département, la pression corvidés se fait sentir. Pour y remédier, le tir est autorisé, même en période de confinement. À…
Publicité