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Gestion
Investir dans du matériel ou déléguer ses travaux

Pour optimiser leur rentabilité, les exploitations agricoles doivent avoir recours aux meilleures techniques existantes, lesquelles nécessitent le plus souvent l’utilisation des matériels les plus performants. Cependant, compte tenu de l’ampleur des prestations à effectuer et de la technicité que celles-ci intègrent, les moyens financiers et humains pour devenir complètement autonomes seront difficiles à rassembler. Les bonnes questions à se poser.

Acquisition directe du matériel nécessaire par l’exploitation, acquisition du matériel nécessaire pour une structure commune à plusieurs exploitations ou recours à la délégation des travaux auprès d’un prestataire de services, chacune des solutions a ses avantages et ses inconvénients.
Acquisition directe du matériel nécessaire par l’exploitation, acquisition du matériel nécessaire pour une structure commune à plusieurs exploitations ou recours à la délégation des travaux auprès d’un prestataire de services, chacune des solutions a ses avantages et ses inconvénients.
© S. Leitengerger

Il existe donc plusieurs solutions pour la réalisation des travaux dans son exploitation agricole.

L’acquisition directe du matériel nécessaire par l’exploitation
Cette solution maintient les problématiques soulevées ci-dessus en terme de moyens. Il convient de préciser les avantages de cette solution que sont principalement :
- l’acquisition d’une totale autonomie dans l’exécution des travaux, du point de vue des délais d’intervention essentiellement ;
- la gestion globale des responsabilités en cas de faute technique ou de mauvaise exécution des travaux avec l’absence d’intervention d’éléments tiers à l’entité ;
- par ailleurs, il existe également de nombreux inconvénients à cette option dont les principaux sont les suivants :
• le montant de l’investisse-ment pour recourir à du matériel performant tant en terme de productivité que de qualité de récolte sera relativement important et l’absorption de ce coût dépendra des surfaces à traiter. De plus, le financement retenu pour l’acquisition impactera la situation financière de l’exploi-tation et pourra bloquer les investissements futurs nécessaires à l’exercice du cœur de métier de l’exploitation agricole ;
• les connaissances techniques des personnes qui seront à même d’utiliser cette machine devront être suffisantes pour en permettre une utilisation optimale d’un point de vue technique.

L’acquisition du matériel nécessaire pour une structure commune à plusieurs exploitations
Cette seconde opportunité peut apparaître comme une solution optimale lors de sa mise en place. En effet, de multiples avantages affichés peuvent sembler incontournables tels que :
- la mise en commune permet la meilleure répartition du coût d’investissement et des charges de fonctionnement entre les exploitations utilisatrices ;
- l’affectation ou le recrutement d’une personne techniquement compétente et disponible permet d’optimiser l’utilisation du matériel concerné.
En revanche, de multiples remarques appellent à tempérer tout optimisme incontrôlé.
En effet, les revers essentiels de cette solution sont les suivants :
- l’organisation des interventions chez les différentes exploitations adhérentes, compte tenu de l’impact des conditions climatiques, ainsi que des problèmes techniques éventuellement rencontrés va s’avérer particulièrement difficile. Les décideurs étant les demandeurs, les arbitrages aboutiront le plus souvent à des conflits ;
- les écarts de surfaces à traiter entre les différentes parties seront également source de distorsions au sein de la structure commune ;
- les processus de prises de décisions pour les renouvellements, le fonctionnement, le financement généreront aussi des complications dans un système qui pourrait sembler économiquement optimal…

Le recours à la délégation des travaux auprès d’un prestataire de services
Les deux solutions exposées ci-dessus, bien que possédant chacune des points positifs s’exposent à un certain nombre de freins. Cette troisième option pour l’exécution des travaux reprend évidement certains de ces inconvénients tels que la
perte d’autonomie totale de l’exploitant. Cependant, cette solution apporte une réponse au moins relative à l’ensemble des inconvénients précédemment soulevés.
- L’organisation des interventions se trouve totalement déléguées à une personne extérieure au cercle de l’exploitation ou des exploitations voisines et relations d’entraide ce qui accroit l’objec-tivité du décideur et évite les situations conflictuelles.
- Les exigences formulées par les chefs d’exploitations, d’un point de vue technique et au niveau des équipements matériels sont arbitrées par les choix stratégiques des prestations de services.
- La qualité des prestations fournies permet d’intégrer l’intervention de spécialistes et de professionnels de leur métier avec un report partiel de responsabilité sur le contenu.
- Les coûts à prendre en compte pour l’exploitation agricole n’impactent pas sa structure financière, ni sa capacité d’endet-tement pour des biens directement liés à l’activité. Le chef d’exploitation peut centrer son activité sur don vrai métier.
Il convient donc de prendre en compte l’intégralité des éléments avant tout choix stratégique dans l’option retenue, et non seulement, se poser les bonnes questions, mais aussi et surtout intégrer les critères de décisions dans leur globalité, des plus objectifs (autonomie, avantage fiscal,…) au plus subjectifs (gestion des priorités, conflits,…).

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