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Interview de Luc Chardine, président des Jeunes agriculteurs de la Manche
JA 50 : " En temps de crise sanitaire, garder le contact avec les adhérents "

Elu depuis six mois à la tête des Jeunes agriculteurs de la Manche, Luc Chardine veut garder le lien avec son réseau. Des nouvelles opérations de communication se mettent en place, en visio principalement afin de pouvoir toujours mobiliser les adhérents.

JA 50 LUC CHARDINE
Le dernier bureau des JA a eu lieu en visio. Et comme les réunions en présentiel, ce bureau n’a pas pris fin avant minuit.
© JA

>> Comment les JA s’organisent en temps de crise sanitaire ?
Malgré la Covid-19, le travail continue dans nos fermes et au sein du syndicat. Nous participons aux différentes réunions en visio (Sesco, CDPENAF, Safer…). Au niveau départemental, nous avons continué nos réunions de bureau, au départ par téléphone et le dernier en visio.  Prochainement, nous allons lancer une campagne de 13 réunions téléphoniques dans les cantons pour garder le contact avec le réseau et les adhérents. C’est le moyen pour nous de partager le travail réalisé en département et aussi évoquer les différentes problématiques locales. On espère pouvoir reprendre des réunions en présentiel dès que possible. Pour le moment, la Covid-19 nous l’interdit.

>> Pour quelles raisons avoir maintenu le Festival de la terre en septembre dernier ?
Les agriculteurs ne se sont pas arrêtés de travailler pendant le 1er confinement, ni le second. On se devait de maintenir cette manifestation pour communiquer sur notre quotidien, tout en respectant les gestes barrières. Certes, la fréquentation n’a pas été aussi importante que nous l’aurions espéré. Les visiteurs ne sont pas habitués à une vente en ligne, imposée par les autorités. On n’est pas à l’équilibre. Mais on limite la casse parce que nous avons maitrisé nos charges. Et nos partenaires nous ont soutenus. Ce fut un beau festival, avec aucun cluster. Rendez-vous en 2021 dans le sud du département, à Virey.


>> Fin août, vous avez initié une rencontre avec les parlementaires. Quel en était le contenu ?
Il s’agissait pour nous de nous présenter puisque la nouvelle équipe a été mise en place en juin dernier, de passer des messages sur nos attentes, et de leur dévoiler le Manifeste de Jeunes agriculteurs « Pour une souveraineté alimentaire après la crise ». Ce manifeste se décline bien entendu à l’échelle du département. La résilience, le renouvellement des générations en agriculture sont des sujets qui nous préoccupent. Tout comme les accords internationaux. Pour les élus qui n’ont pas pu être présents, une séance de rattrapage aura lieu dès que possible, en présentiel. C’est sur le terrain que les choses se ressentent le mieux.  

>> La crise aura-t-elle freiné les installations ?
On fera les comptes après la dernière Sesco. Mais il y aura une baisse du nombre d’installés, freinés par une conjoncture compliquée. Les projets dans les différentes filières sont donc retardés. Pour autant, le renouvellement des générations reste un défi important afin de pouvoir remplacer tous les départs à la retraite.  

>> La DJA reste-t-elle un dispositif attractif ?
Cette dotation est aujourd’hui un dispositif intéressant. Elle est en moyenne à 26 000 €. Ce n’est pas négligeable quand on s’installe. Et l’enveloppe budgétaire, désormais gérée par les régions, sera maintenue. Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, nous l’a confirmé lors du congrès national des JA. Mais pour nous, il s’agit d’avoir un cadre national de manière à ne pas appauvrir un territoire au profit d’autres régions.  

>> Pendant cette crise, vous avez continué à utiliser les réseaux sociaux pour communiquer. De quelle manière ?
On essaie d’innover. Nous avons organisé un Facebook live vendredi 13 novembre pour lancer la campagne de vente des calendriers au profit du Téléthon. Puisque les points de vente sont fermés, on doit adapter la promotion et communiquer au travers des réseaux sociaux. Nous allons également poursuivre l’opération « Raconte-nous la ferme », en visio avec les classes, en leur proposant de venir sur les exploitations dès qu’elles en auront la possibilité. La communication se poursuit. Elle s’adapte à la crise sanitaire.

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