Aller au contenu principal

JA 50 : à la chasse aux étiquettes

Suite à l’appel national, les JA de la Manche ont procédé à une vérification de l’étiquetage des origines du lait et des viandes dans les produits transformés dans trois enseignes du département.

© SB

ll Les Jeunes agriculteurs  de la Manche étaient à nouveau sur le terrain samedi matin, dans les allées des supermarchés du département. Depuis deux ans, ils ne cessent de marteler le même message, celui d’une transparence de l’étiquetage de manière à « informer le consommateur» précise Jean-François Dorenlor, vice-président en charge de la communication. 

Deux ans de combat
Les JA ont toujours milité ainsi pour la traçabilité des produits notamment à travers des actions telles que « Lait et Viande de Nulle Part ». Ce qui a conduit le gouvernement à publier un décret obligeant les industriels et distributeurs à indiquer le pays d'origine des produits transformés contenant de la viande et du lait. Les mentions « né, élevé, abattu » sur l'étiquette d'emballage sont indispensables. « Cette obligation est entrée en vigueur à titre expérimental le 1er janvier 2017 pour une durée de deux ans, avec une tolérance jusqu'au 31 mars 2017 pour permettre aux entreprises d'écouler leurs stocks » souligne le responsable syndical.

Faire remonter les anomalies
La période de tolérance est terminée. Alors, les JA se sont rendus sur le terrain, à Leclerc Agneau, Auchan La Glacerie et Carrefour Avranches. « Il s’agit d’effectuer les premières vérifications, noter les anomalies et les faire remonter afin que la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) puisse effectuer les contrôles et pénaliser les transformateurs qui ne jouent pas le jeu ».

Savoir ce qu’il mange
L’œil affûté, ils ont regardé attentivement les différentes étiquettes. « Il faut qu’il y ait une transparence totale tout au long de la chaine alimentaire pour que les consommateurs retrouvent confiance dans les produits. Chaque consommateur a le droit de savoir ce qu’il mange ».  Le décret court jusqu’au 31 décembre 2018. Il rend obligatoire l’indication de l’origine du lait ainsi que des viandes utilisées dès qu’il y a au moins 8 % de viande et 50 % de lait.

Pérenniser l’expérimentation
Cette expérimentation constitue une étape importante. Et pour les JA, cet étiquetage devra être pérennisé en espérant qu’il soit étendu aux autres pays européens. « Plusieurs pays se montrent d’ores et déjà intéressés par l’initiative française », assure le syndicat national pour qui le combat syndical perdure.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Agrial innove face aux défis climatiques
A Vieux, le Gaec des Papineaux a reçu, vendredi 10 et samedi 11 juin 2022, sur son exploitation plus de 4 000 visiteurs dans le…
Entre Danone et l’OP des 3 Vallées, le prix du lait encore en débat
L’OP des 3 Vallées (Danone Molay-Littry) était réunie en AG mercredi 8 juin 2022, à Torteval-Quesnay (14). Les éleveurs ont fait…
Les premières coupes de silphie sous l’oeil de la coop de Creully
Près de 100 personnes, adhérents et techniciens de la Coopérative de Creully, ont assisté à la démonstration de coupe de silphie…
Luzerne
Éleveurs et cultivateurs créent une mini-filière de luzerne
La Cuma Séchoir collectif plaine Pays d’Auge est née il y a deux ans et demi. Elle regroupe des cultivateurs et des éleveurs qui…
Rendez-vous Tech bio
Rendez-vous tech&bio : au Gaec 2000, des hôtes heureux
Gilles et Florence Haelewyn sont installés à Commes depuis 1994. La conversion en bio des terres et du cheptel date, elle, de…
Chasseurs et FDSEA se lient contre les corvidés
La FDSEA et la Fédération des chasseurs se sont rencontrées, mardi 7 juin 2022. Elles ont échangé sur les options pour prévenir…
Publicité