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Maxime Vaugeois
JA Normandie organise deux journées pour montrer la diversité des systèmes

Le réseau JA Normandie organise deux journées intitulées Visite et analyse d’exploitations pour appréhender mon projet d’installation. Au programme : trois visites de fermes aux modèles différents et une demi-journée consacrée au retour d’expérience, pour les candidats à l’installation. Rendez-vous jeudi 20 et vendredi 21 mai 2021.

Maxime Vaugeois, responsable installation JA Normandie
© JP

>> A qui sont destinées les journées Visite et analyse d’exploitations ?


A tous les porteurs de projet : étudiants, salariés du milieu agricole ou pas, personnes en reconversion professionnelle. Tous ceux dont les projets vont se réaliser à plus ou moins long terme. On communique auprès des étudiants, des centres de formation professionnelle, des PAI. Soit la personne a un projet d’installation concret, et dans ce cas on tentera d’en cerner tous les aspects. Soit la personne vient se renseigner, et elle pourra essayer de savoir vers quel système, production et organisation se tourner. Nous sommes ouverts à tous les profils qui ont envie de s’installer. Dans l’idéal, on attend entre huit et douze participants.

>> Quel est ce nouveau format, organisé en deux jours ?


C’est un test. Nous voulons proposer un format sur deux jours pour que les participants aient des temps d’échanges conviviaux, qu’une cohésion de groupe se créé. Nous proposons un hébergement le soir, dans un gîte à Dompierre, dans le respect des règles sanitaires. Le midi et le soir, les repas sont fournis par JA Normandie. Nous passons une demi-journée dans chaque ferme. Plus un après-midi pour synthétiser. Nous voulons que cet événement soit gratuit, pour les salariés qui devraient prendre des jours pour se libérer par exemple. L’idée, c’est de voir une diversité de système pour que les porteurs de projet voient les possibilités qui existent.

>> Quelles sont les exploitations que vous allez visiter ?


Elles sont diverses : un producteur de lait qui transforme son fromage à la ferme ; un producteur de lait et maraîcher AB ; un polyculteur éleveur conventionnel avec production d’énergie photovoltaïque. Les fermes sont groupées dans un rayon d’une quarantaine de kilomètres. Nous voulons mettre l’accent sur autre chose que l’aspect économique – déjà bien abordé par les centres de gestion. On souhaite montrer ce qui se fait, que les participants aient des interlocuteurs différents, qu’ils se demandent si tel ou tel modèle peut leur correspondre. Qu’ils cernent quels sont leurs besoins.

>> Vous parlez d’analyse d’exploitation…


Nous voulons être transparents. Les fermes que nous allons visiter nous ont communiqué leurs données économiques et techniques. On regardera la relation entre les choix opérés et les revenus. On veut apporter d’autres références. Notamment sur le temps de travail, l’embauche d’un salarié – il n’y a pas que la ligne salaire qui compte, mais le fait de le trouver, de le garder, de le former, d’organiser ses heures. Les trois fermes ne sont pas que des JA. Parmi les exploitants, l’un d’eux cherche un associé ce qui pourrait intéresser des participants et permettre, on l’espère, une mise en relation.

>> Les journées se déroulent dans le bocage ornais. Est-ce qu’il y en aura d’autres ?


Oui, on en prévoit une autre dans la Manche avant l’été. Et on va tourner dans les départements normands. On fera évoluer le format en fonction des besoins. L’idée, c’est que les porteurs de projets aient du grain à moudre, qu’on ouvre à la diversité. Si on se rend compte que deux jours ne suffisent pas, nous verrons pour mettre en place un nouveau format. C’est un vrai défi, nous verrons si nous arrivons à apporter les réponses.

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