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Elections syndicales
JA Normandie renouvelle son bureau

Après les élections départementales, JA Normandie a élu son nouveau bureau mardi 23 juin.
Questions à Alexis Graindorge qui succède comme président à Pierre Le Baillif.

JA NORMANDIE
Le nouveau bureau de JA Normandie.
© JA

Alexis Graindorge est éleveur laitier au Menil-de-Briouze dans l’Orne. Installé en 2017 après quelques années comme banquier au Crédit Agricole , il a été administrateur stagiaire à JA, à 18 ans, puis introduit dans le bureau de JA de l’Orne en 2014. Il en est devenu le coprésident en 2016, avec Damien Louvel, puis seul, « comme un grand », en 2018.

>> Qu’est-ce qui vous a décidé à accepter la présidence de JA Normandie ?
Après deux mandats dans l’Orne, je ne voulais pas renouveler ma candidature au poste de président mais souhaitais plutôt passer la main et rester au côté de mon successeur.
Chargé, entre autres, de la PAC à JA Normandie, j’envisageais aussi de poursuivre mes travaux au niveau national, mais le décès brutal de mon petit frère en novembre a tout remis en cause. Quand Pierre m’a parlé de la présidence de JA Normandie, après l’avoir proposée à Paul-Albert et à Emmanuel qui l’ont refusée, j’ai hésité. Mais je suis quelqu’un d’engagé et JA coule dans mes veines.

>> Présentez-nous la nouvelle équipe de JA Normandie
Déjà, je peux remercier l’ensemble du conseil d’administration de m’avoir fait confiance. Les deux vice-présidents et le trésorier ont accepté de renouveler leur mandat. Paul-Albert et Emmanuel travaillent sur le renouvellement des générations, c’est un poste clé, dans lequel ils sont très engagés et disponibles. Antoine est très sérieux et Stanislas notre SG, très motivé, tout comme les responsables des différents dossiers. Du côté des salariés, Agathe, notre ancienne DR a fait un super boulot et a permis de recréer du lien entre JA Normandie et nos structures départementales. Azilis l’a remplacée pendant le confinement, ce n’était pas évident. Avec un profil très différent, elle va nous apporter tout autre chose, sur la communication notamment. Enfin, Elodie, chargée de l’installation, est très motivée. Elle a déjà de l’expérience et je souhaite qu’elle évolue vers plus de responsabilités pour s’épanouir encore davantage.

>> Quel regard portez-vous sur la structure JA Normandie ?
C’est une structure relativement jeune, même si, historiquement, JA Normandie existait, s’est séparée puis s’est réunie sous le mandat de Pierre. Il a fallu remettre les comptes, les orientations, les volontés en commun. C’est aussi devenu une structure saine économiquement. Le conseil d’administration est composé de personnes qui font le choix d’être présents à JA Normandie et un peu moins dans leur département, c’est moteur !
La structure est très présente sur l’installation, la communication et plus globalement sur tout ce qui affère au renouvellement des générations en agriculture. Il y a eu de belles victoires sous la présidence de Pierre : l’adaptation de la 4e modulation de la dotation JA, certaines aides régionales avec, notamment, la place faite aux jeunes sur les dossiers de subventions ANP, le guide des aides à l’installation...


>> Quelles pistes envisagez-vous pour l’avenir ?
JA est connu et reconnu, nous sommes l’avenir de l’agriculture ! Pour autant, nous avons des difficultés à être sur tous les fronts. Aussi, il nous faut réfléchir à la façon d’être présents, sélectionner les dossiers, même s’il ne faut rien s’interdire et aller vers ce qui nous tient à cœur.
Le sujet, c’est le renouvellement des générations. On doit être présent pour le défendre et susciter des vocations : dans nos filières, dans les établissements scolaires, et de façon innovante auprès du grand public. La part des hors-cadres familiaux qui s’installe en agriculture est en augmentation, c’est un bon signe car nous ne pourrons faire sans eux ! Notre dispositif à l’installation à fait ses preuves mais n’est pas exempt de défauts, il faut le simplifier sans le dénaturer !

>> Y a-t-il d’autres sujets ?
Le foncier, l’emploi, nos filières...
Après les premières avancées de l’équipe précédente, il faut s’affirmer encore davantage dans le foncier pour sécuriser les exploitations vis-à-vis des risques de vente, d’urbanisation. La notion de restructuration est également importante car gage de compétitivité. La refonte du schéma régional des structures est un enjeu. Nous devons améliorer le portage du foncier et trouver les formules les mieux adaptés car il s’agit bien d’un dispositif temporaire.
Les agences de l’eau prennent du pouvoir avec, depuis peu, la faculté de préempter sur les zones de captage. Nous devons devenir partenaires et faire évoluer les mentalités. Car instaurer l’agriculture biologique comme seul et unique modèle, c’est méconnaître l’évolution de notre agriculture et ses vertueuses facettes.
L’emploi : un enjeu aujourd’hui, un défi demain ! Et si JA était constructeur de formation à destination d’un public novice, sans aucun lien avec l’agriculture ?
Enfin, sur nos filières, il va falloir réclamer plus de transparence et aller vers des contractualisations qui soient gagnantes pour tous les acteurs. Sur fond de Covid19, cartels et tromperies ont été légion, ce n’est plus tenable !

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