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Charolais
James Coispel : “j’ai blanchi le troupeau”

James Coispel, éleveur à Gauville, est repassé en race pure et vend aujourd’hui des reproducteurs.

© AD

Lorsqu’il s’installe en 1983, sur la ferme de son oncle, James Coispel a tout de suite pris le virage de la production de vaches allaitantes.“Il y avait du lait sur l’exploitation.Mais à l’époque on ne parlait pas encore de quotas.Ma femme travaillant à l’extérieur, c’était aussi plus simple dans l’organisation du travail”.
L’éleveur de Gauville a tout de suite commencé en race charolaise.
Au bout de trois ans, lui prend l’idée d’introduire du sang Salers afin de faciliter les vêlages.“J’achetais à l’époque des broutards en provenance du Cantal et j’étais subjugué par ce croisement qui donnait de superbes veaux, se rappelle James Coispel.J’ai voulu faire pareil, mais même en utilisant d’excellents taureaux, mes veaux croisés n’ont jamais été aussi beaux que ceux du Cantal.Une question de terroir peut-être.Entre temps, les prix des viandes croisées ont commencé à diminuer, et j’ai compris qu’avec l’émergence des cahiers des charges  de qualité, il y avait une plus-value à travailler en race pure”.

Rattraper le retard
En 1995, James “reblanchi” le troupeau pour de bon. Décidé à rattraper son retard dans la génétique, il rachète de bonnes origines jusque dans le Cher, la Vendée ou l’Allier, et utilise l’insémination artificielle. “Mes critères de sélection se portent plutôt sur la production de lait et le bon équilibre entre le squelette et la viande, explique l’éleveur. La facilité de vêlage n’est pas mon exigence prioritaire. Je souhaite démarrer avec des veaux qui ne soient pas trop légers à la naissance, quitte à prendre un peu plus de risque au vêlage”.Un risque qui reste limité avec en moyenne deux césariennes par an pour 95 vêlages.Il faut dire que James Coispel a l’œil pour les vêlages, qu’il détecte avec précision douze heures à l’avance.“Je ne me lève jamais deux nuits de suite pour la même vache. Le secret, c’est de bien observer le comportement de l’animal.Ceux qui se fient à la mamelle ont toutes les chances de se tromper”, insiste l’éleveur. Aujourd’hui, James Coispel a reconstitué un troupeau de très bonne valeur génétique. Il participe régulièrement aux concours de la race et il vend en moyenne de quatre à cinq taureaux reproducteurs par an. Avec quatre autres producteurs du département (voir encadré), James Coispel ouvrira sa ferme, samedi 26 janvier, avec une grosse douzaine d’animaux proposés à la vente. Des journées qui marchent bien, “en général on arrive à vendre tout ce qu’on propose”.

Samedi 26 janvier, de 10 h à 17 h
Vente de reproducteurs à la ferme
James Coispel - 02 33 34 95 69 ou 06 16 73 29 01.
“La Heudrichère” 61550 Gauville (à la sortie de la Ferté Fresnel, prendre direction L’Aigle, 1re route à droite. Vente : 10 laitonnes, 3 taureaux de 12 mois.

GAEC Bonhomme - Mirande (Hugues Bonhomme
et Dominique Mirande)
02 33 35 51 22 ou 06 98 95 84 03.
“Le Chesne” 61230 Coulmer (en face de l'église
de Coulmer, RN 138).
Vente : 1 taureau adulte, 12 jeunes taureaux de 13 mois, 4 laitonnes et vente de caissettes de viande de génisse
et veau rosé.

Olivier Corbin - 02 33 25 63 72
“Bernuche” 61340 Courcerault (à Courcerault, direction Mauves/Huisne, à 600 m, le chemin de droite).
Vente : 15 jeunes taureaux reproducteurs et 5 taureaux de 18 mois.

GAEC du Haut Chêne (Famille Toutain)
02 33 73 84 02 ou 06 30 44 33 25
“Le Haut Chêne” 61110 Bellou sur Huisne (à Rémalard, direction Bellême, ferme sur la droite à 3 km).
Vente : 8 taureaux de + 1 an, 3 taureaux de - 1 an, 1 taureau adulte, 5 embryons et caissettes de viande.

SCEA Dollion (Annick et Cyril Dollion)
06 19 74 39 09 ou 06 16 11 04 32
“La petite Noë”  61270 Les Aspres (Route des Aspres Crulai). Vente : 6 taureaux de 16 mois, caissettes de viande sur commande.
Renseignements auprès des élevages concernés ou de Patrick Cartoux, Chambre d’agriculture de l'Orne
02 33 31 48 17 - patrick.cartoux@orne.chambagri.fr

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