Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Je veux dire merci

Trois poulaillers ont brûlé, dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 septembre, à Normandel (61). Sur les murs, les tags « camp de la mort » et « assassins ». L’éleveur, Emmanuel Prévost, remercie toutes les personnes qui l’ont entouré et aidé à surmonter l’épreuve.

© JP

« Merci à mes collègues agriculteurs qui sont venus dès le lendemain pour me témoigner leur appui. Merci aux pompiers qui sont arrivés quinze minutes après mon appel à 2h30. La brigade de Saint-Maurice-lès-Charencey était la première sur place. Les pompiers savaient exactement quoi faire. Ils ont protégé le hangar sous lequel se trouvent le fourrage et le matériel. Ils sont restés jusqu’à midi. Merci aux gendarmes qui ont sécurisé les lieux ; merci aux enquêteurs qui ont mené au mieux leurs investigations. Merci aux élus de s’être déplacés, de m’avoir assuré leur soutien. Merci aux organisations agricoles qui sont venues : la MSA, la Chambre, le Crédit agricole. Merci au technicien du groupement de volaille qui suit mon élevage. Merci Anne-Marie Denis et les responsables FDSEA qui m’ont épaulé pour gérer les médias. Merci à mon agent d’assurance, Pascal Blin, venu le jour même et le lendemain avec un expert. Il m’a rassuré. Merci à ma famille.
Beaucoup de personnes sont venues d’un coup. Ça fait du bien d’être entouré devant le désastre de l’incendie. Nous connaissons cet élan de solidarité dans le monde agricole. J’ai été surpris de la proportion médiatique que l’incendie a déclenchée. J’espère qu’elle servira pour faire remonter, aux plus hautes instances, la détresse dans laquelle nous sommes, nous agriculteurs, face aux antispécistes.
Le jour de l’incendie, j’étais anéanti. Dix années de travail sont parties en fumée. Au bout d’un moment, j’ai ressenti de la colère et je voulais qu’on nous laisse tranquilles. Les nuits sont courtes, on a peur que ça recommence. La psychose est là. Dès que mon chien aboie, ma femme et mes enfants de 7 et 10 ans sont debout. Maintenant, je n’ai qu’une envie, c’est qu’on retrouve les coupables et qu’ils soient jugés. Les investigations sont terminées. Je n’ai plus qu’une hâte, c’est que les bâtiments soient démolis. Que tout soit à plat pour reconstruire, toujours en volaille, mais en changeant de type d’élevage. »

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Fermer les abattoirs, c’est tuer les éleveurs
Dimanche 7 juin 2020, le préfet de la Manche a pris la décision de fermer le dernier abattoir de la Manche, à Saint-Hilaire-du-…
MOISSON ORGE
Les orges ouvrent le bal des batteuses
Dès le milieu de la semaine dernière, les batteuses ont ouvert le bal de la moisson. Les orges, comme à leur habitude, sont les…
JA NORMANDIE
JA Normandie renouvelle son bureau
Après les élections départementales, JA Normandie a élu son nouveau bureau mardi 23 juin. Questions à Alexis Graindorge qui…
Le soja normand prend de l’ampleur
En 2019, la Région lance un appel à projets pour son plan protéines végétales. Le Soja made in Normandie (SMN), alliant, entre…
SAFER - JA NORMANDIE
Safer et JA de Normandie luttent contre l’accaparement des terres
En attendant une loi foncière, Safer et JA de Normandie s’organisent pour lutter contre le transfert opaque des terres. En 2019,…
Maltot exauce le vœu de la ruralité
Maltot, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est son château, sa MFR et son Bœuf en fête. La commune compte 1 095 habitants, se…
Publicité