Aller au contenu principal

Je veux dire merci

Trois poulaillers ont brûlé, dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 septembre, à Normandel (61). Sur les murs, les tags « camp de la mort » et « assassins ». L’éleveur, Emmanuel Prévost, remercie toutes les personnes qui l’ont entouré et aidé à surmonter l’épreuve.

© JP

« Merci à mes collègues agriculteurs qui sont venus dès le lendemain pour me témoigner leur appui. Merci aux pompiers qui sont arrivés quinze minutes après mon appel à 2h30. La brigade de Saint-Maurice-lès-Charencey était la première sur place. Les pompiers savaient exactement quoi faire. Ils ont protégé le hangar sous lequel se trouvent le fourrage et le matériel. Ils sont restés jusqu’à midi. Merci aux gendarmes qui ont sécurisé les lieux ; merci aux enquêteurs qui ont mené au mieux leurs investigations. Merci aux élus de s’être déplacés, de m’avoir assuré leur soutien. Merci aux organisations agricoles qui sont venues : la MSA, la Chambre, le Crédit agricole. Merci au technicien du groupement de volaille qui suit mon élevage. Merci Anne-Marie Denis et les responsables FDSEA qui m’ont épaulé pour gérer les médias. Merci à mon agent d’assurance, Pascal Blin, venu le jour même et le lendemain avec un expert. Il m’a rassuré. Merci à ma famille.
Beaucoup de personnes sont venues d’un coup. Ça fait du bien d’être entouré devant le désastre de l’incendie. Nous connaissons cet élan de solidarité dans le monde agricole. J’ai été surpris de la proportion médiatique que l’incendie a déclenchée. J’espère qu’elle servira pour faire remonter, aux plus hautes instances, la détresse dans laquelle nous sommes, nous agriculteurs, face aux antispécistes.
Le jour de l’incendie, j’étais anéanti. Dix années de travail sont parties en fumée. Au bout d’un moment, j’ai ressenti de la colère et je voulais qu’on nous laisse tranquilles. Les nuits sont courtes, on a peur que ça recommence. La psychose est là. Dès que mon chien aboie, ma femme et mes enfants de 7 et 10 ans sont debout. Maintenant, je n’ai qu’une envie, c’est qu’on retrouve les coupables et qu’ils soient jugés. Les investigations sont terminées. Je n’ai plus qu’une hâte, c’est que les bâtiments soient démolis. Que tout soit à plat pour reconstruire, toujours en volaille, mais en changeant de type d’élevage. »

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

L'abattoir ex-AIM renaît et abatterait jusqu’à 66 000 T de porc par an
L’avenir du site de l’abattoir de Sainte-Cécile s’écrit avec la Boucherie Saint-Michel, créée par Virginie Allaire-Arrivé et…
Un jeune agriculteur décède dans l’incendie d’un poulailler près de Sées
Mercredi 21 avril 2021, le feu s’est déclenché dans un bâtiment de volailles. L’éleveur, installé à Belfonds, dans l'Orne, est…
Inquiétude dans le Bessin après l’annonce d’un septième cas de tuberculose bovine
Les éleveurs du Bessin ont été invités à une réunion d’information sur la tuberculose bovine après la découverte d’un cas en…
BLAIREAU
Tuberculose bovine : la préfète signe l’arrêté de régulation des blaireaux
Mercredi 7 avril 2021, la préfète de l’Orne Françoise Tahéri a signé l’arrêté ordonnant les prélèvements de blaireaux dans les…
Un jeune agriculteur décède dans l’incendie d’un poulailler à Belfonds
Mercredi 21 avril, le feu s’est déclenché dans un bâtiment de volailles. L’éleveur, installé à Belfonds (61), est décédé…
COOP LIN VILLONS LES BUISSONS
La Coop lin de Villons-les-Buissons compte sur deux nouvelles lignes de teillage
Désormais propriétaire des locaux de l’ex Agire (Centre d’Insémination artificielle) à Saint-Manvieu-Norrey, la coop lin de…
Publicité