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Jean Bizet (Sénateur de la Manche) : et le bien-être des éleveurs ?

Présent aux cinquante ans du lycée Nature de Coutances (50) samedi dernier , Jean Bizet, vétérinaire de formation, avouait n’avoir pas pris connaissance de la vidéo mise en ligne par L 214 . Il fait part cependant, sur la forme et sur le fonds, de sa réserve sur une communication à charge.

© TG

>> Que vous inspire le bien-être ou le mal-être animal ?

En tant qu’ancien professionnel de la santé animal et proche des agriculteurs, je sais bien qu’un animal mal traité ne produit pas de lait, pas de viande, ni d’œuf dans le cas qui nous concerne aujourd’hui. Ce n’est donc pas dans le subconscient des éleveurs que de maltraiter leurs animaux.

>> Certaines images peuvent cependant être choquantes ?

On joue bien souvent l’émotion en pareilles circonstances. Il faut être extrêmement rigoureux quand on parle de bien-être animal et ne pas tomber dans la sensiblerie. Derrière tout cela, on veut casser les filières animales et on en oublie l’acteur principal qui est le producteur. On ne parle jamais du bien-être des agriculteurs. C’est cela qui est scandaleux.Au-delà, un jour viendra où l’on vous parlera du bien-être des plantes...

>> Vous condamnez donc la méthode L 214 ?

Ce sont des personnes qui veulent se faire un nom ou un renom mais j’aimerais connaître leurs véritables objectifs.Quant à ceux qui sont sensibles à la cause animale, je les invite à aller voir ce qui se passe réellement dans les élevages. Ce n’est pas au travers de médiatisation de ce type qu’on fait avancer les choses.

>> La maltraitance n’existe pas ?

S’il y a dérive, s’il y a un mouton noir, bien sûr qu’il faut sanctionner mais je n’aime pas de telles méthodes...

Stéphane Travert désapprouve la méthode...
« Je désapprouve les méthodes d’associations qui s’immiscent de façon intrusive dans des abattoirs ou des élevages industriels », a indiqué sur le sujet le ministre de l’Agriculture rappelant au passage qu’il faisait confiance aux éleveurs. « Ils mettent beaucoup de passion dans leur travail et je sais qu’ils travaillent bien avec leurs animaux ». Et pour Stéphane Travert, les cas avérés de manquement au bien-être animal sont du ressort du contrôle des autorités compétentes. Ensuite, et dans le cadre du projet de loi EGAlim, « les associations auront la possibilité de se porter partie civile ». Sur le cas Manchois, « j’attends les résultats d’une enquête en cours pour faire toute la lumière », s’est-il contenté de préciser.

... et croit au cru
Le ministre de l'Agriculture a dit souhaiter la mise en place d'une marque distinctive selon la méthode de fabrication des camemberts, alors que la filière a récemment scellé un accord sur une harmonisation qui fait polémique. « Je veux que l'on puisse avoir sur les étiquettes une marque distinctive qui permette pour les consommateurs de différencier un camembert au lait cru moulé à la louche, un camembert de Normandie au lait cru moulé à la louche ou un camembert avec du lait thermisé », a-t-il affirmé. Ces déclarations interviennent après la publication le 15 mai d'une tribune dans Libération signée par des chefs étoilés, pour dénoncer un accord conclu entre les fabricants du camembert qui risque de « devenir une vulgaire pâte molle sans goût ». Le texte fustige l'accord trouvé le 21 février par les acteurs de la filière pour mettre un terme à dix ans de bataille autour de l'étiquette. D'ici à 2021, il n'y aura plus qu'un seul et unique camembert de Normandie AOP (appellation d'origine protégée), qui pourra désormais être élaboré au lait pasteurisé.

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