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Escale Prim'Holstein à Vauville
Jouer la carte de l’autonomie alimentaire

L’herbe et le foin, le gaec de la Bergerie en a fait son credo. A la clé, une meilleure indépendance financière et une protection de l’environnement.

Les éleveurs du Nord-Manche visitent la stabulation du gaec de la Bergerie.
Les éleveurs du Nord-Manche visitent la stabulation du gaec de la Bergerie.
© LC
La section Nord du syndicat Prim’Holstein tenait son assemblée générale, la semaine dernière, à Vauville. L’occasion de visiter le gaec de la Bergerie; un gaec qui valorise l’herbe au maximum avec notamment un séchage en grange. Technique novatrice Après une année 2006 bien remplie (National se tenant à Cherbourg) l’association Prim’Holstein, présidée par Hervé Bisson, se recentre sur la technique. En visitant une exploitation équipée d’un séchoir à herbe en grange, les adhérents du nord-Manche ont découvert une technique novatrice qui se développe peu à peu dans le département. “Les objectifs du gaec ? Valoriser l’herbe au maximum tout en allant vers plus d’autonomie et en améliorant la viabilité et la “vivabilité” de la structure”. L’histoire de ce gaec pas comme les autres débute en 1968 avec l’installation de deux couples sur 70 ha et 50/70 vaches laitières. En 1992, deux installations s’effectuent. La production augmente, agrandissement de la stabulation et construction d’une nurserie. 1998, c’est l’année de la mise aux normes avec la construction d’une fumière, d’une fosse et d’un bâtiment pour les génisses. En 2002, une étape importante la signature d’un CTE pour la valorisation de l’herbe avec séchage en grange.Pâturer le plus possible Le choix de l’herbe s’avère payant sur le gaec. “Notre but ? Faire bien sûr pâturer le plus possible en été et donner du foin en en période hivernal avec des apports de céréales et soja pour équilibrer la ration”. Les avantages sont indéniables avec une grande autonomie alimentaire (très bonne qualité du foin, coût de concentrés moindre). “Au niveau de la santé du troupeau, on note une transition alimentaire facilitée, une amélioration de la fertilité, et une augmentation de la longévité des animaux”. Sur le plan environnemental, le gaec de la Bergerie fait mouche, “réduction des produits phytosanitaires, de l’érosion, moins d’utilisation de produits non renouvelables (bâches plastiques, ficelle), pas d’écoulement de jus d’ensilage”. On note aussi une absence de mauvaises odeurs et de meilleures conditions de travail en cas de mauvais temps. “Des inconvénients existent : difficulté de planifier les chantiers, toujours un peu dépendant du climat et des investissements importants”. Le séchage de l’herbe en grange est axé sur une optimisation du pâturage et une récolte de l’excédent. La hauteur de stockage du bâtiment atteint environ 7 mètres; il est équipé d’un capteur solaire et d’un ventilateur de répartition. Jouant à fond sur l’autonomie de l’exploitation, l’indépendance financière mais aussi sur une bonne qualité de vie, une forte contribution à l’emploi et bien sûr une durabilité environnementale, les associés du gaec de la Bergerie tirent leur épingle du jeu avec des résultats pour le moins satifaisants. Ils livrent plus de 580 000 litres de lait avec une moyenne d’étable à 6300 litres et un prix à 0,322 euro (2,11F) du litre. Le TB s’établit à 40,4 g/kg et le TP à 33,1 g/kg. Dernier point, le coût alimentaire, il se m
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