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Gérard Bossuyt
La Blonde de père en fille

Dans le milieu des vaches allaitantes, l’exploitation de Gérard Bossuyt est connue grâce à Byron. Le taureau fut notamment sacré au salon de l’agriculture. Mais l’avenir de l’exploitation passe par la fille de l’éleveur. Aurélie a quitté Paris et changé de vie.

© VM

Gérard Bossuyt s’est installé en 1971 en production laitière. En 1983, il arrive au Mesnil-Grain en production viande et céréalières. En 1988, l’éleveur s’oriente vers une race pure et achète 15 Blondes d’Aquitaine. Mais c’est finalement l’arrivée de Byron qui a le plus marqué la vie de cette exploitation.

Byron de Paris à l’Europe
Le taureau a été acheté dans le Tarn. L’animal a remporté le concours de Paris et le concours européen de Libramont.   Le champion a mis en exergue la qualité de l’élevage. Localement, 12 reproducteurs ont ainsi été vendus.
Lors des concours nationaux où Byron a brillé, Gérard Bossuyt était accompagné par sa fille, Aurélie. La jeune femme se projette désormais sur l’exploitation familiale. “Plus qu’un changement de métier, c’est un changement de vie”, précise-t-elle. Aurélie Bossuyt est revenue sur la ferme en décembre 2011.

Du marketing au retour à la ferme
Titulaire d’un master II de marketing, elle travaillait à Paris, pour un industriel de l’hygiène et de la beauté. “Je concevais notamment des packaging. Puis mon poste a été supprimé. J’ai alors fait le point”. Cette réflexion l’amène à un retour aux sources. Déjà à 16 ans, elle voulait s’inscrire dans un lycée agricole. “Mes parents m’ont poussée vers une autre voie. Finalement, j’y reviens”. Pendant son congé de reclassement,  elle a donc obtenu un BPREA. Son installation est aujourd’hui en cours de réflexion. “Je ne peux pas reprendre seule. Je ne veux pas travailler 365 jours par an et être esclave de mon travail. Je dois également penser à un bâtiment plus fonctionnel”. La décision d’Aurélie Boussuyt est prise. Elle succédera à ses parents. Rester à définir les contours de ce projet.

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