Aller au contenu principal

Parole de jeune agricultrice
La cavalière a franchi l’obstacle de l’installation

Débourrage, valorisation, coaching, préentraînement, coaching et préparation breeze-up : avec les poneys ou les pur-sang, Jennifer Pardanaud a multiplié les activités pour s’installer. Retour sur un long parcours.

© VM

AOmméel (61), Jennifer Pardanaud a ouvert son écurie en janvier 2012. La jeune femme travaille les poneys et les pur-sang. En parallèle de ses expériences dans les centres équestres, Jennifer Pardanaud est devenue exploitante agricole dès décembre 2007. Elle a ainsi progressivement développé sa clientèle. “J’étais salariée le matin. Je louais également des boxes, et je travaillais les chevaux de propriétaires l’après-midi”. Dans un univers équin parfois fermé, les compétitions lui ont permis de se faire une place. Une seconde place aux championnats de France de poneys a développé sa réputation. 

Des terres trouvées par la Safer
La cavalière a donc décidé de franchir le cap de l’installation. “Nous étions inscrits auprès de la Safer depuis 7 ans. Nous avons donc été prioritaires sur une petite dizaine d’hectares”. Sa mère et son beau-père ont acheté le foncier. Ils sont donc quatre dans la société avec son mari. Même si ce dernier continue de travailler à l’extérieur.
Le parcours à l’installation fut long, parfois décourageant. “Au début, il a fallu convaincre les banques. Heureusement que j’avais déjà des clients et des promesses de travail. J’ai d’ailleurs un an d’avance sur mon plan de développement de l’exploitation (PDE). Toutes les démarches ne sont pas faciles à réaliser. Surtout quand on bosse en même temps. Il faut donc savoir s’entourer. Toute seule, je pense que j’aurais baissé les bras. En même temps, la pénibilité du parcours valide la motivation et la volonté de s’installer. Ce cursus permet aussi de se poser avec l’installation. Par exemple : sur les problèmes d’assurance en cas de blessure. En comptabilité, le stage Equicer apporte des pistes de réflexion”.

De 10 à 16 boxs
A son installation, 10 box ont été construits. 6 autres ont ensuite suivi. Seul luxe lors de l’installation : un manège couvert. Jennifer Pardanaud loue également des places dans un second site pour les pur-sang. Le rythme de la jeune installée est soutenu. Son exploitation bénéficie de la proximité du haras du Pin. “Je suis installée à 11 kilomètres. L’hiver, je peux aller m’entraîner sur la piste. Et 6 compétitions se déroulent sur le site, mes clients ont moins de frais kilométriques”. Entre les compétitions du week-end et l’entraînement de la semaine, le programme est chargé. L’embauche d’un salarié à mi-temps est donc inscrite au programme de 2014. “Je pensais que mon mari me rejoindrait sur la structure. L’activité me le permettrait, mais je subis de nombreux impayés. Quand j’ai reçu ma dotation «jeune agriculteur», j’ai construit trois boxes, mais j’aurais peut-être dû en garder de côté. Les impayés sont des aléas qu’on ne contrôle pas”.

Rendez-vous dans 10 ans
L’affaire se développe. L’écurie travaille aussi sa propre génétique. D’ici une dizaine d’années, Jennifer Pardanaud espère construire un deuxième barn de 16 box, un hangar de stockage pour la paille et pourquoi pas un marcheur. “Avec les box en location à l’extérieur, l’idéal serait d’avoir 45 à 53 chevaux”. De quoi faire vivre deux associés et un salarié.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

À quelques jours du match, Florian Lemasson était enthousiaste à l'idée de disputer ce tournoi très attendu. Parmi les 450 adhérents de la Coopérative, ils sont nombreux à l'avoir soutenu.
Florian Lemasson, du champ de lin au stade de foot
Florian Lemasson, responsable cultures et semences à la Coopérative linière du nord de Caen, dans le Calvados, s'est illustré…
Florian Lemasson (à droite) est technicien cultures à la Coopérative linière du nord de Caen. Il est intervenu à la réunion hivernale de l'AGPL en décembre 2025.
Un agriculteur dans le stade
Florian Lemasson, technicien cultures dans le Calvados, jouera mardi 13 janvier 2025 contre... L'Olympique de Marseille (OM) lors…
"Nous demandons aux autorités compétentes de renoncer à tout projet de prise en charge de cadavres infectés par la DNC sur le site de Saint-Langis-lès-Mortagne".
Des animaux euthanasiés pour cause de DNC traités par Atemax dans l'Orne ?
Le 19 décembre 2025, un communiqué de presse demandant de ne pas accepter le traitement des cadavres infectés par la DNC sur le…
Lison étant en proximité de la Manche, 20 communes sont ainsi placées sous surveillance suite à la découverte d'un cas d'influenza aviaire.
Grippe aviaire : un cas dans le Calvados, 20 communes de la Manche sous surveillance
Suite à la découverte d'un cas d'influenza aviaire hautement pathogène (grippe aviaire) dans un élevage de volailles à Lison (…
Cédric Dréano est JA à Messei. Il était accompagné de ses enfants (Louane, 9 ans ; Judith, 7 ans ; et Noé, 3 ans) à l'occasion des parades de Noël à Flers.
[EN IMAGES] La parade des tracteurs a illuminé le centre-ville de Flers
Vendredi 19 décembre 2025, les JA des cantons à proximité de Flers, ont participé à la parade des tracteurs de cette ville.
Quentin a acheté un tracteur Valtra d'occasion en Eure-et-Loir afin de regagner en indépendance vis-à-vis des tâches à effectuer sur la ferme.
Quand l'entraide et la solidarité relèvent une ferme dans le Calvados
Après cinq ans et demi à travailler en tant qu'animateur radio, Quentin Enée, 28 ans, a mis sa vie entre parenthèses pour…
Publicité