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La chalarose du frêne : une menace pour nos haies bocagères

La Chalarose du frêne, Chalara fraxinea, est une maladie fongique qui affecte uniquement les frênes. Toutes les essences du genre Fraxinus sp. peuvent être affectées. Cependant, certaines espèces sont plus touchées que d’autres : le frêne commun (Fraxinus excelsior), est très sensible alors que le frêne à fleur (Fraxinus ornus), se montre plus résistant.

© DR - Ephytia.fr

Originaire du Japon, la chalarose du frêne est apparue en Pologne au début des années 90. Les premiers symptômes en France ont été observés en Haute-Saône en 2008 et ne cessent de se développer depuis vers l’ouest de la France. La Normandie est touchée depuis 2011.  On estime que la chalarose progresse de 70 km/an.

Description et symptômes
Le développement de la chalarose dépend des conditions météorologiques : température optimum de développement supérieure à 20°C et une forte hygrométrie.
La chalarose se transmet par les spores de champignon qui germent dans les feuilles au cours de l’été.
Une fois les feuilles infectées, le champignon se propage dans les tiges et provoque le flétrissement des feuilles et le dessèchement des rameaux.
Durant l’hiver, le champignon passe l’hiver au sol et prospère dans le lit de feuilles mortes infectées. Au printemps le champignon gagne à nouveau le feuillage des arbres.
Après plusieurs années d’infection, la litière produit une grande quantité de spores qui finissent par infester le collet des arbres et créer des nécroses noirâtres au collet.
Les principaux symptômes sont :
- un flétrissement du feuillage en cours de saison de végétation
- au niveau du houppier, une mortalité des rameaux en tête.
- une coloration orangée de l’écorce et la formation de nécroses caractéristiques en forme de « boutonnière » centrées  sur un rameau.
- des nécroses noirâtres au collet.
La dissémination se fait par le vent qui transporte les spores du champignon présents sur les feuilles tombées au sol.

Impact et dégâts
Sur les jeunes sujets, la chalarose provoque une mort rapide des plants. Sur les arbres adultes, l’évolution de la maladie peut être lente. L’action combinée de la chalarose et d’agents pathogènes secondaires (armillaire et scolytes) entraine une fragilité des arbres allant jusqu’à la mort.
Il n’existe à ce jour aucun traitement ni moyen efficace pour limiter la propagation de la maladie.

A l’inverse de la graphiose de l’Orme (Ophiostoma novo-ulmi), le champignon ne se propage pas par les vaisseaux du bois, ce qui le rend incapable de coloniser l’ensemble de l’arbre. De ce fait, tant que l’arbre est encore vivant et pas encore trop contaminé, à l’exception des nécroses au collet qui provoquent une coloration (n’excédant que rarement 50 cm de hauteur), le bois reste commercialisable sans perte de valeur.

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