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Plus de 9000 animaux dans le département
La Charolaise fait des petits

Yves Françoise et Laurent Hédou interviennent respectivement sur les bâtiments et Bovins Croissance.
Yves Françoise et Laurent Hédou interviennent respectivement sur les bâtiments et Bovins Croissance.
© E..C.
“Nous avons passé le cap des 9000 Charolaises dans le département” annonce fièrement Loïc Chauvet, technicien de l’association, lors de l’assemblée générale de la structure, mercredi dernier, à Savigny, non loin de Coutances. Résultats techniques Pas de doute, les races allaitantes ont désormais le vent en poupe dans le département. Il est vrai que la demande existe (voir AN de la semaine dernière). Une vingtaine d’éleveurs présents a pu, suite aux interventions de Laurent Hédou (Bovins Croissance 50) et Yves Françoise (Services Bâtiments, CA 50) visiter l’earl de la Turgisière, appartenant à Vincent Leclerc. Globalement, l’évolution des performances du troupeau manchois tient la route. “De 2000 à 2005, sur les femelles, nous avons gagné + 30 kilos de poids vif sur le poids “Age Type 210 jours” et + 93 grammes/jour de GMQ “naissance/120 jours”. Concernant les mâles, même constat avec +47 kg et 128 g de GMQ. Au niveau des veaux, les index CR, DS et ISEVR se situent dans la moyenne nationale. L’effectif national du troupeau suivi en contrôle de croissance se situe à plus de 220 000, dont 522 pour la Manche. “Par rapport à la campagne précédente, on note aussi une progression des index mais les vaches utilisées au niveau national sont légèrement en index supérieur. Le département se distingue pourtant sur deux poste : facilité de naissance et aptitude au vêlage”.Visite d’exploitation Dans l’après-midi, la visite de l’earl de la Turgisière, a permis de mettre en exergue une exploitation performante dont les objectifs sont d’entretenir et de valoriser les prairies tout en recherchant l’autonomie fourragère. “En 2006, nous avons construit une nouvelle stabulation pour 56 animaux. L’investissement a été conséquent avec une moyenne par place de 2700 euros”. Le système naisseur est lui basé sur 70 Charolaises avec vente de broutards repoussés et finition de quelques boeufs et génisses. En 2005, l’exploitation a vendu 22 vaches de réformes de 427 kg à 3,24 euros/kg, 3 génisses de viande de 388 kg à 3,39 euros/kg, 6 boeufs de 443 kg à 4,24 /kg, 6 broutardes à 584 euros sans oublier 20 broutards repoussés (420 kg à 840 euros) et 13 broutards primés (340 kg à 857 euros). La marge brute par hectare, hors primes, atteint 388 euros, avec primes 910 euros. L’EBE atteint 43 400 euros (40% de prime sur le produit total).
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