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La clôture électrique se connecte

La clôture connectée, déjà commercialisée, est en test à la ferme expérimentale de La Blanche-Maison (Pont-Hébert-50). Son principe : envoyer sur votre téléphone portable une alerte en cas de dysfonctionnement. Pratique et rassurant...

« Ce simple outil qui permet de recevoir une alerte sur son téléphone si une clôture est inefficace, c’est peu de chose. Il faut cependant imaginer l’impact que cela peut avoir pour un éleveur ». Propos flatteurs tenus par Hervé Pillaud, producteur de lait, secrétaire général de la Chambre d’agriculture de Vendée et surtout passionné de high-tech sur lesquelles il a écrit différents ouvrages (dont « Agronuméricus internet est dans le pré » et dernièrement « Agroéconomicus, manifeste d’agriculture collabor’active »).
Cet outil, créé par la startup Thing on Air et dénommé Vigifence (clôture en Anglais), a d’abord été testé en Savoie à la demande d’éleveurs de vaches Abondance avant de s’essayer aux pâturages normands du côté de Pont-Hébert (50) où se situe la ferme expérimentale de la Blanche-Maison. 

Fonctionnel sur 94 % du territoire
« VigiFence est la seule solution disponible sur le marché prêt à l’emploi et universelle. Après avoir enregistré son boîtier sur le site internet, l’utilisateur insère la pile et branche les fils à la clôture et à la terre, comme pour un testeur, explique Martin Coudière (cofondateur et responsable du développement commercial chez Thing on Air). L’appareil engage la communication par le réseau internet des objets Sigfox vers les serveurs VigiFence. Lorsqu’un défaut de courant est détecté, que la pile est faible ou que le dispositif a lui-même un défaut, le service déclenche automatiquement une alerte SMS sur le téléphone de l’éleveur. L'utilisateur reçoit une preuve de vie chaque jour pour lui assurer du bon fonctionnement du dispositif ».
L’utilisation de la technologie Sigfox se justifie par sa très bonne couverture du territoire avec plus de 94 % d’efficacité.

Pratique pour les parcelles éloignées
A la ferme expérimentale de La Blanche-Maison, le parcellaire herbager se divise en 18 paddocks pour une superficie de 25 ha mais un seul boitier suffit. « C’est surtout pratique pour les parcelles les plus distantes du corps de ferme où pâturent par exemple les génisses, témoigne Lucie Morin, chargée d’expérimentation. Cela nous évite des déplacements inutiles. On l’apprécie également le week-end, cette technologie nous simplifie les astreintes ».
Il faudra cependant attendre la fin de l’été pour dresser un premier bilan exhaustif. « Cette initiative s’inscrit dans le cadre de notre programme de tests des nouvelles technologies. Nous sommes dans un rôle d’expérimentation et d’amélioration du produit si besoin », rebondit Pierre Cordel (chargé du projet numérique à la ferme expérimentale). Toujours est-il que, dans un département où la problématique de la divagation des animaux est une réalité, cette technologie suscite de l’intérêt et constituera une animation du rendez-vous des Prairiales.
Lui manque peut-être un système GPS qui permettrait de localiser à distance le point de dysfonctionnement mais Vigifence, lauréat du concours Agreen Startup à La Roche-sur-Yon (85) en 2015, ne demande qu’à évoluer.
Martin Coudière évoque déjà à demi-mot le petit frère de Vigifence : « un détecteur de manque d’eau dans les bacs avec système d’alerte ». Le pâturage n’a pas fini de se connecter.

Caractéristiques techniques
- Jusqu’à 2 ans d’autonomie.
- Encombrement faible.
- Fonctionnement entre - 40o c et + 80o c
- Boitier étanche, antichocs et anti-UV.
- Réseau Sigox (meilleure couverture que le réseau 3G/4G.

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