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La clôture électrique : un dressage

La clôture électrique est un élément primordial pour un éleveur. Le 14 mars, Denis Mousset accueillait une dizaine d’exploitants à St-Germain-de-Martigny (61), pour rappeler l’importance d’un bon système de clôture. Avec l’aide de « Patura », cette journée portes ouvertes a permis de faire « prendre conscience »

© MM

« Si elles testent et qu’elles sentent qu’il n’y a pas de décharge, elles vont pousser pour aller brouter l’herbe en dehors du champ », déclare Cyrille Richard, démonstrateur chez « Patura » et intervenant lors de ces portes ouvertes.
Combien de temps dans sa carrière, un éleveur perd-il à récupérer des bêtes échappées ? À St-Germain-de-Martigny (61), les éleveurs ont pu ouvrir les yeux sur l’importance d’un système électrique optimal.

Permanent et dressage
« Tous les jours, une bête teste au moins une fois la clôture », signale le démonstrateur. La vache peut même ressentir à distance le courant de la clôture. C’est pourquoi, Denis Mousset et Cyrille Richard ont rappelé l’importance d’une clôture en bon état et fonctionnant 7 jours sur 7, 24 h sur 24. La clôture permanente est un excellent moyen pour le dressage des bêtes, pour faire face aux nuisibles (sangliers, chevreuils, belettes ou autres), mais aussi pour une économie de coûts et surtout de temps, qui restent les deux points essentiels.
« C’est ce genre de clôture que l’on fait une seule fois et qui tient 20 ans. C’est un système de gain de temps en terme de réparation, de perte de bêtes, etc. », souligne Cyrille Richard. Si votre clôture est dans un bon état de fonctionnement toute l’année, le dressage des bêtes sera optimal. C’est à partir de 4 000 volts que le système délivre une « châtaigne » assez puissante pour avoir un impact sur la bête.  La crainte de la décharge amènera donc naturellement au respect de la clôture. La permanente se démocratise de plus en plus, mais néanmoins, il reste encore un nombre d’agriculteurs qui ne n’accordent pas assez d’importance au bon fonctionnement de leur système. « Même si une clôture a du courant, ça ne veut pas forcément dire qu’elle est efficace. Le courant ne veut pas dire « châtaigne ». Et s’il n’y a pas cette dernière, tout le dressage acquis auparavant aura été fait en vain », rappelle le démonstrateur « Patura ».
Comme ce genre de clôture consomme très peu (20 watts = une ampoule), l’homme a rappelé aussi l’importance de laisser la clôture en état de fonctionnement l’hiver. En effet, cela permettra au gibier de ne pas détériorer le système, donc moins de réparation à faire lors de la remise en champ. 3 points non négligeables ont été rappelés pour un bon fonctionnement et un gain en investissement et en temps.

3 points primordiaux
Nous l’avons vu précédemment, le premier point à respecter est celui des 4 000 volts pour un bon dressage. En dessous, la crainte de la clôture ne naît pas chez l’animal. Deuxièmement, il faut respecter une énergie portée à 1 joule par kilomètre de clôture avec une végétation moyenne. Car oui, la végétation qui arbore les clôtures « pompe » l’énergie délivrée et peut donc diminuer le taux de joule. Le dernier point concerne la prise de terre. Il faut 1 mètre de prise de terre par kilomètre (donc par joule) et 1 mètre d’espace par piquet. « Si on respecte déjà ces trois points, c’est 95 % de bon fonctionnement de votre clôture permanente qui est déjà assuré », déclare Cyrille Richard.

Investissement non négligeable
« J’ai accueilli les éleveurs aujourd’hui, car c’est quelque chose qui est très important et très intéressant », souligne Denis Mousset. C’est l’année dernière que l’exploitant investit dans une clôture permanente. Pendant la crise, Denis Mousset se pose la question du retour à l’herbe afin de réduire les coûts. « Lorsqu’il a fallu remettre les vaches à l’herbe, c’est repartit tout seul. Aucune réparation à faire, rien du tout », confit l’éleveur. Lors des portes ouvertes, un sapin est tombé sur la clôture de l’agriculteur. Aucune casse en vue, zéro problème de fonctionnement. « Même avec la chute, le courant ne s’est pas coupé, la clôture n’a pas cédé. C’est un investissement qui vaut vraiment le coup », conclut Denis Mousset.

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