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La coopérative de Creully cultive la qualité

Vendredi 20 juin, la coopérative de Creully a ouvert sa plateforme d'essais à ses adhérents. 250 d'entre eux y ont participé. Au programme : 52 variétés de blé, 25 variétés d'orge, 8 variétés de féveroles, 20 programmes de protection des cultures, 10 modalités d'amélioration des protéines du blé, 21 programmes de désherbage du maïs, ateliers désherbage mécanique, ateliers nouvelles technologies en agriculture, et présentation de machinisme agricole. Explications avec Stéphane Carel, directeur de la coopérative de Creully.

Quel est le but de cette journée ?
L'objectif est de montrer aux agriculteurs les solutions de demain sur le plan agronomique. Nous présentons les méthodes culturales, le travail des variétés pour les choix des mises en cultures à l'automne prochain. Parallèlement aux variétés, nous montrons les plans de prophylaxie sur les cultures. Ces essais nous servent de base de données pour proposer des solutions techniques à nos agriculteurs. Nous insistons sur le choix de variétés productives et résistantes aux maladies pour mieux contrôler le parasitisme. Nous tendons vers des productions maîtrisées et raisonnées.

Que vous inspire l'interdiction des produits phytosanitaires à moins de 200 mètres des habitations ?
Nous sommes forcément inquiets. Cela représente des zones de production qui ne seront pas exploitées comme elles devraient. C'est une perte de productivité et de compétitivité. Les règles ne doivent pas évoluer trop drastiquement du jour au lendemain.

La volonté des pouvoirs publics de réduire les phytosanitaires oriente-t-elle les choix variétaux de la coopérative ?
L'utilisation de produits phytosanitaires n'est pas une fin en soi. C'est un moyen. Si demain, nous sommes en capacité de produire autant en réduisant les doses et en améliorant la qualité des produits, le débat évoluera. Cette année, nous avons mis l'accent sur les taux de protéines des céréales. Alors bien sûr, nous accompagnerons la réduction des phytosanitaires. Mais, cette volonté de réduire les intrants ne doit pas être un dogme au détriment de la compétitivité des agriculteurs et de leur revenu.

Que recherchent les adhérents de la coopérative ? Ont-ils une influence sur les conduites culturales ?
Nos adhérents veulent mettre en culture ce qui se vend. C'est-à-dire des blés avec des critères qualitatifs et productifs. Jusqu'à preuve du contraire, faire 100 qx/ha est toujours plus rentable que 80 qx/ha.

Un atelier drone est proposé aux agriculteurs. Est-ce une prestation que pourrait proposer votre coopérative dans un futur proche ?
C'est une aide à la décision. Nous conseillerons les outils avec un sens technique. Nous ne devons pas tomber dans la «gadgetisation». À partir du moment où les drones répondront à des besoins techniques et économiques, inévitablement, on ira vers ce type de service. D'autres outils d'aides à la décision sont déjà proposés au sein de la coopérative.

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