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La cuma du pays d'Auge : dynamique et mobilisation pour le salon

Le groupe des 8 Cuma qui vont accueillir le salon aux champs dans quelques semaines est sur le pont depuis quelques mois maintenant. Leur objectif est de concentrer sur quelques hectares innovations techniques, démonstrations, rencontres avec les constructeurs les Cuma et des constructeurs, spécialistes. Les responsables et les adhérents des Cuma s'attachent à proposer un salon très professionnel dans une ambiance conviviale et sur un site qui est le reflet de l'agriculture d'élevage du Pays d'Auge.

Le groupe des cuma locales, sur le site du salon, mi-mai.
Le groupe des cuma locales, sur le site du salon, mi-mai.
© cuma ouest

Un groupe local soudé

Depuis un an que les réunions locales ont commencé, les responsables des Cuma autour du site du salon mobilisent petit à petit leurs adhérents et tissent des liens entre elles. Elles ont chacune leur caractéristique et se complètent. Voici un aperçu des spécificités des Cuma : la Cuma des Vallons du Douet, la Cuma qui a le plus de salarié dans le Calvados, qui développe les prestations complètes dont le pressage en big baller et qui a monté ces dernières années un groupe désilage ; la Cuma de Castillon en Auge, premier groupe désilage en Cuma dans le calvados en 2008 ; la Cuma de la Motte spécialisée dans l’épandage, le transport et la contention ; la Cuma des Vergers de Cambremer qui est très impliquée dans la transformation des produits cidricoles et qui sera présente sur l’atelier les circuits courts au salon ; la Cuma des 3 Communes qui a des activités  d’épandage, de débroussaillage et un combiné de semis; la Cuma des 4 Rivières avec de nombreux matériels dont une activité tractopelle ; la Cuma de la Planche qui a notamment un broyeur grande largeur ; la Cuma de Saint Philbert des Champs, plus ancienne Cuma du Calvados avec un groupe moisson, activité encore peu fréquente dans les Cuma du Pays d’Auge. Localisées dans un rayon de 25 km autour du site du Salon aux champs, ces Cuma regroupent au total 300 adhérents, suffisamment pour préparer le salon sereinement !

Des activités qui se développent

Depuis plusieurs années les Cuma du Pays d’Auge mettent en place de nouvelles activités afin de répondre aux besoins des exploitations.  Les besoins des adhérents évoluent, les Cuma est ainsi que par exemple la Cuma des Vallons du Douet propose à ses adhérents de la prestation complète avec chauffeur. L’ensilage est proposé avec l’ensileuse plus un tracteur avec un chauffeur pour tasser ce qui fait que le renouvellement de l’ensileuse l’an dernier a été plus facile à faire. En effet les adhérents n’hésitent pas à s’engager si la Cuma propose une  organisation attractive. Les spécificités et les productions locales du Pays d’Auge font que la Cuma des Vergers de Cambremer propose aujourd’hui tous les matériels nécessaires à la production cidricole : du ramassage de pommes jusqu’à  la filtration, la pasteurisation, l’embouteillage, le tout en prestation complète.

Le terrain se prépare avec des cultures inhabituelles dans le Pays d’Auge

Les deux agriculteurs qui accueillent le salon sur leurs terres, les Cuma locales avec l’appui des techniciens s’activent depuis l’automne dernier pour réussir les semis et le suivi des cultures.  Par rapport à l’assolement habituel et ses surfaces  en herbe et en maïs, les Cuma ont semé du lin,  de la luzerne, de la betterave. A partir des haies  présentes sur le site, le bois pour les démonstrations  de valorisation des haies est également prêt. Se retrouver sur le champ pour mettre en place de la luzerne a été l’occasion de lancer un nouveau projet à plusieurs Cuma. Un groupe s’est créé autour de la production et de l’échange luzerne – fumier entre des éleveurs du Pays d’Auge et des  céréaliers de la plaine.

Même dans la conjoncture actuelle, il est nécessaire de créer du lien et d’investir en commun

« Par chez nous tous les adhérents sont des éleveurs, en lait en majorité. Sur nos exploitations l’investissement dans les bâtiments est tel que la Cuma  nous permet de bénéficier de matériels au moindre coût, tout seul on ne pourrait pas les acheter », nous dit Didier Morin. « Il nous faut du matériel performant, au salon on pourra voir les techniques de demain. » «  Cela permet aussi d’encourager le renouvellement des générations et l’accueil de jeunes dans nos Cuma. Les jeunes sont plus sensibles aux nouvelles technologies. Ils sont prêts à innover  ».

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