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Chambre d’Agriculture
La dérégulation laitière ne passe pas

La crise laitière s’est invitée aux travaux des élus de la Chambre d’Agriculture réunie en session le 3 décembre dernier.

La crise laitière a fait l’objet d’une motion adoptée par les élus de la Chambre d’Agriculture réunis en session la semaine dernière. Une motion retoquée dans sa première version par les élus de la FDSEA et même plus. “A la lecture du premier projet, j’ai rebondi”, s’explique Patrice Lepainteur, président de la FDSEA.
Explication : l’URDAC et la Confédération Paysanne exigaient d’être représentés au CNIEL (Centre National Interprofessionnel de l’Economie laitière) sans que les règles soient changées (vote à l’unanimité). Pas forcément, d’ailleurs, pour prendre position puisque pour Michel Heudier (élu Coordination Rurale) : “un accord ou pas d’accord, ce n’est pas l’essentiel de la crise laitière”.

Non à la surenchère syndicale
Je me suis inscrit en faux par rapport à cette proposition car je refuse la surenchère syndicale. Les décisions prises par la Chambre d’Agriculture doivent être consensuelles et non pas le fruit sectaire d’une corporation syndicale. Son président doit y veiller”.
Finalement une motion, nettoyée de ses références syndicales, a bien été adoptée disant non à l’augmentation des quotas, oui au maintien et à la rénovation des outils de régulation des marchés, oui à la prise en compte des coûts de production dans l’indicateur d’évolution du prix du lait, oui à l’implication des pouvoirs publics dans la gestion des volumes (...). Des revendications portées à bout de bras par la FNPL depuis le début du conflit laitier.

Une motion de soutien à l’abattoir de Vire
Les élus ont adopté une autre motion proposée par la FDSEA. Après de nombreuses communes et collectivités du bocage virois, la Chambre consulaire s’est prononcée en faveur du maintien de l’outil d’abattage de Vire. Pour l’instant, c’est une société d’informtatique qui tient la corde. Le verdict définitif devrait tomber le 16 décembre prochain.              

Elisabeth Pirat
Une directrice en janvier
Elisabeth Pirat, en provenance de l’Ain, devrait prendre les fonctions de directrice de la Chambre d’Agriculture en janvier. Pour Michel Legrand : “les nouveaux projets seront conduits avec la nouvelle directrice. Oui, il s’agit d’un budget d’attente. Nous sommes prudents dans les orientations 2009”. Une réponse aux interrogations des représentants des salariés : “nous ne trouvons pas de stratégie dans ce budget 2009, un budget d’attente mais qui attend quoi ?” Comme les élus FDSEA, ils se sont abstenus au moment du vote. Quant à Jean-Yves Heurtin, il s’est déclaré inquiet. Les comptes 2008 ont atteint leur équilibre grâce à la vente d’actifs de 160 000 e (locaux). Quel équilibre en 2009 ?

Patrice Lepainteur
Président de la FDSEA du Calvados
“Ainsi donc nos responsables nationaux ont-ils été blanchis par le tribunal de grande instance de Paris. L’alliance de circonstance entre la Confédération Paysanne et la Coordination Rurale scellée dans le seul but de nuire à la FNSEA aura donc fait chou blanc. Depuis le début, il était clair que les faits reprochés n’étaient pas fondés. Chacun savait la caution apportée par tous les ministres  de l’agriculture successifs, de droite comme de gauche, à ce dispositif de solidarité entre céréaliers et éleveurs.
Que retenir de cette pénible affaire ? D’abord un soulagement pour des personnes dévouées injustement salies pour de sombres intérêts politico-syndicaux. Ensuite, un grand regret de voir tant d’énergie gaspillée pour nuire à notre syndicat agricole au lieu de défendre la profession. Enfin le constat qu’il faut y voir une certaine marque de fabrique. On entend plus souvent ces syndicats contester l’action de la FNSEA et de ses associations spécialisées que proposer des actions concrètes et réalistes en faveur des agriculteurs qu’ils prétendent défendre de la sorte. On l’a encore vu récemment sur le prix du lait. Qui peut contester la nécessité d’un accord ? Seulement voilà, pour défendre efficacement la profession, il ne faut pas ignorer le monde économique et la réalité des marchés dans lesquels nous sommes tous plongés.
Le rôle des élus professionnels est de dignement représenter la profession dans les instances de concertation prévues à cet effet. Hélas, on voit trop souvent dans notre département la majorité professionnelle absente, si ce n’est silencieuse, face à nos interlocuteurs de l’administration ou des collectivités locales.
Le rôle des élus est aussi de défendre les personnes qu’ils représentent. Avec neuf conseillers prud’homaux élus sur les dix sièges, les élus de la FDSEA sauront défendre en toute objectivité les droits des employeurs pour les cinq années qui viennent.
C’est de cette façon que nous représenterons dignement les agriculteurs qui nous ont accordé leur confiance”.

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