Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

CUMA du Calvados
La FD CUMA souhaite “pépinièriser” l’emploi pour lever les freins à l’embauche

Le réseau CUMA n’est pas à court d’idées. James Louvet (président de la FD CUMA du Calvados) a annoncé le lancement d’un programme sur 3 ans visant à faciliter l’emploi au sein des CUMA. Autre fer au feu : devenir acteur dans le cadre du contrôle obligatoire des pulvérisateurs. 

Les 3 FD CUMA de Basse-Normandie travaillent sur un projet commun “CUMA Emploi 2010”. Il a pour objectif de développer l’emploi dans les CUMA et de les accompagner dans leur démarche. Un premier travail d’état des lieux a été réalisé en 2008 en questionnant des CUMA qui ont franchi le cap de l’emploi en CUMA et d’autres sans salariés. Cela a permis de mettre en avant les atouts d’un salarié et d’identifier également les freins à l’emploi.
Les 3 FD CUMA de Basse-Normandie travaillent sur un projet commun “CUMA Emploi 2010”. Il a pour objectif de développer l’emploi dans les CUMA et de les accompagner dans leur démarche. Un premier travail d’état des lieux a été réalisé en 2008 en questionnant des CUMA qui ont franchi le cap de l’emploi en CUMA et d’autres sans salariés. Cela a permis de mettre en avant les atouts d’un salarié et d’identifier également les freins à l’emploi.
© TG

Créer un groupement d’employeurs porté par les FD CUMA. Tel est le nouveau service que le réseau bas-normand propose d’inscrire à son menu. Point de départ de cette réflexion : des structures qui grandissent, donc un surcroît de travail dans les exploitations alors que, parallèlement, on assiste à une baisse de la main-d’œuvre disponible. Autre postulat : l’obligation économique de maîtriser ses charges de mécanisation qui, selon une étude du CER, varient de 200 à 600 E/ha.
Réponse : la CUMA “mais qui conduira les machines demain ?”, s’interroge James Louvet, président de la FD CUMA Calvados qui tenait, la semaine dernière à Cambremer, son assemblée générale.

Freins et atouts à l’embauche en CUMA
Ce plan emploi, proposé par les FD CUMA et démarré récemment, est programmé sur 3 ans.  Etat des lieux, accompagnement des groupes, faisabilité d’une pépinière, promotion des métiers (...) en constituent les différentes étapes.
Les porteurs de ce projet ont déjà pu lister les principaux freins à l’embauche en CUMA : hésitation des adhérents à s’engager, peur de laisser découvrir sa stratégie d’entreprise et de développement, crainte des lourdeurs administratives, estimation d’un coût trop élevé... De quoi peut-être refréner les ardeurs de quelques uns mais d’autres atouts constituent autant d’éléments de recevabilité. Amélioration de l’entretien et optimisation du matériel, gains de productivité, service clés en mains, tranquillité et sécurité pour les adhérents notamment au chapitre des plus.
Face à cette inéquation, les FD CUMA proposent de jouer un rôle de back office pour créer une dynamique de l’emploi. De l’analyse des besoins quantitatifs et qualitatifs à la finalisation de l’embauche en passant par la détermination du profil du candidat, c’est une véritable mise en pépinière de l’emploi qu’elle imagine par un accompagnement temporaire. Concrètement, elles se substituent dans un premier temps à (aux) la CUMA employeur en proposant par exemple un CDD (Contrat à Durée Déterminée). Au terme de cette “période d’essai”, un bilan est dressé pour confirmer ou infirmer les options retenues. Dans le premier cas, la (les) CUMA devient l’employeur officiel. Dans le second, le retour à la case départ reste possible. “Cette pépinière, c’est un nouvel outil d’aide à la décision à l’embauche en CUMA”, résume Joël Lafontaine, président de la FD CUMA de l’Orne. 

Au service du contrôle obligatoire des pulvérisateurs
Autre offre de service du réseau CUMA : le contrôle des pulvérisateurs devenu obligatoire depuis cette année. Adieu Pulvé Mieux. La procédure et les normes de contrôle se sont durcies. Mais à qui s’adresser pour se mettre aux normes ? En l’état, dans le Calvados, nul n’est homologué à pratiquer cette opération.  Fortes de leur expérience avec le banc d’essai tracteur, les FD CUMA bas-normandes devraient s’équiper d’un banc de contrôle mobile et recruter un agent spécialisé. “Une prestation réalisée en partenariat avec les concessionnaires de machines agricoles, les artisans ruraux et les coopératives, insistent-elles, et qui s’adresse à tous les agriculteurs, cumistes et non cumistes”.
Pour le Calvados, cette nouvelle règlementation concerne 400 pulvérisateurs par an. Le coût du contrôle devrait se situer aux alentours de 200 e. Objectif annoncé par Etienne Fels (directeur de la FD CUMA) : “être opérationnel à l’automne”.

Projet
Désileuses automotrices dans le Bocage ?
On dénombre une cinquantaine de désileuses automotrices en CUMA dans le Grand Ouest dont une dans le Calvados (Castillon-en-Auge). Selon une étude récente, les groupes constitués (4 à 16 adhérents avec dans 90 % des cas un salarié) affichent un volume de production variant de 1,5 à 6 millions de litres correspondant à des quotas de 150 000 à 800 000 litres par exploitation. Ces désileuses parcourent 15 à 50 km/jour pour des tournées de 45 mn à 6 h. Pour un investissement de 90 000 à 140 000 e, la facture s’élève à environ 20 e/jour pour faire distribuer sa ration. Toujours est-il que l’initiative menée dans le Pays d’Auge pourrait faire des petits dans le Bocage. Des réunions d’information devraient se dérouler courant avril du côté de Vire.

Investissement
En augmentation de 700 000 e
En 2007, les investissements CUMA dans le Calvados s’élevaient à 2,3 Me. En 2008, ils sont en augmentation pour atteindre 3 Me. La FD CUMA a réalisé 11 dossiers de prêts (dont 8 pour des prêts bonifiés).

Le parc matériel CUMA dans le Calvados
• 94 semoirs à maïs. 59 épandeurs à fumier. 51 round-ballers. 50 tonnes à lisier. 49 pulvérisateurs. 44 débroussailleuses. 32 tracteurs. 30 semoirs à grain. 29 faucheuses-conditionneuses. 24 moissonneuses-batteuses. 23 ensileuses. 15 charrues. 5 bineuses à maïs. 4 herses étrille. 4 chargeurs automoteurs. 3 hangars. 1 désileuse automotrice.

Les matériels aidés en 2008
• 4 andaineurs. 2 faneuses. 2 broyeurs d’accotement. 2 régénérateur de prairie. 1 herse de prairie. 1 enrubanneuse. 1 balayeuse.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »
Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole…
Agneau du Gaec Le vent des marais
Un nouvel abattoir en vue ?
Fin 2018, l’abattoir de Beuvillers fermait définitivement ses portes. Un abattoir de plus qui, en stoppant son activité, a eu…
Accepter un peu d’inflation alimentaire
« Nous sommes des besogneux. On nous demande de la montée en gamme et du local avec de plus en plus de contraintes et nous…
Élodie et Baptiste Leclerc (50)
Témoignage d'Élodie et Baptiste Leclerc, éleveurs de veaux à Le Mesnilbus (50)
Élodie et Baptiste Leclerc élèvent des veaux à Le Mesnilbus (50) en intégration chez Denkavit. Âgés tous les deux de 31 ans, ils…
En attendant les JO, Éric Delaunay tire les corvidés
Dans le département, la pression corvidés se fait sentir. Pour y remédier, le tir est autorisé, même en période de confinement. À…
Publicité