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La FDSEA et les JA de la Manche retirent les produits non français sortis des rayons des GMS

La mobilisation des adhérents de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs de la Manche ne faiblit pas. Le 19 janvier, ils étaient dans les grandes surfaces du nord et du sud du département pour dénoncer les produits non issus de l'agriculture française. L'occasion de sensibiliser les consommateurs à "manger français".

Le 8 janvier 2026, devant les grilles de la préfecture, Luc Chardine avait promis de nouvelles actions. Et ce fut le cas une semaine plus tard du nord au sud du département. En effet, une vingtaine d'adhérents de la FDSEA et des JA de la Manche à Cherbourg et une quarantaine à Avranches ont scruté de nombreux produits dans les rayons des grandes surfaces (Leclerc, Lidl, Intermarché...). Le message est clair : " nous n'acceptons pas l'absence de transparence sur l'origine des produits hors Union Européenne qui ne répondent pas aux standards français de production ", martèlent les deux syndicats.

Des caddies remplis de produits non français

Et en très peu de temps, les caddies qu'ils avaient pris, ont été remplis de produits dont l'origine n'était pas française. " Nous sommes un département laitier. Voir de la crème ou du beurre non français est tout simplement une aberration ", précise un producteur. Là où les produits ont été enlevés, les agriculteurs ont apposé une affiche afin d'expliquer leur démarche auprès des consommateurs. " Produits importés, non conformes à nos normes ", lisait-on. Dans les allées, certains engagent la conversation, tout comme le responsable du magasin Leclerc d'Avranches, Stéphane Mahler, prêt à faire remonter les doléances des agriculteurs au niveau supérieur. Pour eux, la présence importante de produits importés dans les rayons est perçue comme " une concurrence directe pour les agriculteurs français. "

Une rencontre avec le député et le sous-préfet

Dans le sud Manche, en fin d'après-midi, une délégation d'une dizaine de personnes a pu rencontrer le sous-préfet, Pierre Chauleur et le député, Bertrand Sorre. Là aussi de manière cordiale mais ferme, les agriculteurs ont rappelé pendant près d'une heure les sujets à l'origine des crispations à savoir le budget de la Politique agricole commune (PAC), la dermatose nodulaire contagieuse, l'accord UE-Mercosur mais aussi les difficultés rencontrées dans certaines filières notamment le lait. Ils dénoncent " une accumulation de normes et de contraintes supplémentaires ". Passionnés, ils le sont par leur métier. Mais ils ne veulent plus subir autant. Ils n'hésitent pas à laisser leur message aussi sur les bords des routes comme le long de la N175, à hauteur du Parc de la Baie à Saint-Martin-des-Champs sur un mur à base de palettes et roundballers " Pas de pays sans paysans ".

Bien lire les étiquettes

Cette action intervient après plusieurs mobilisations à Saint-Lô le 8 janvier 2026 ou à Bruxelles le 18 décembre ou encore ce 20 janvier à Strasbourg. Ils ne veulent pas de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur, qu'ils estiment préjudiciable à l'agriculture française. Certes, le ton était cordial mais les yeux étaient rivés sur les étiquettes. Le beurre, le lait, ou encore le jambon, les fruits en provenance de l'étranger ou avec des étiquettes non précises ont pris place dans des caddies. " C'est non aux produits importés qui ne respectent pas nos normes. C'est non aussi aux produits sans origines ", indique les JA, qui encouragent vivement les consommateurs à " bien lire les étiquettes ", avant d'acheter.

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