Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Questions à Gilbert Michel
La FDSEA veut des outils opérationnels pour faire face aux aléas climatiques

Gilbert Michel, vice-président de la FDSEA, exprime ses attentes sur la prise en compte des événements climatiques pour les agriculteurs du département.

L'excès de pluie et le déficit de température ont impacté durablement nos exploitations.
L'excès de pluie et le déficit de température ont impacté durablement nos exploitations.
© dr
Quelle est votre perception sur l'évolution des conditions climatiques ?
Nous avons, certes, rattrapé une partie du temps perdu pour réaliser une partie de nos coupes de foin et débuter la moisson des orges, voire du blé dans le sud Manche. L'élévation des températures va permettre une croissance accélérée du maïs. Il faut rester vigilant car la qualité des fourrages récoltés n'est pas optimum. Il reste encore une superficie importante de parcelles à faucher dans certaines zones du département. L'excès de pluie et le déficit de température ont impacté durablement nos exploitations que ce soit en secteur d'élevage ou dans les systèmes de productions orientés vers le bio (arboriculture et maraîchage bio).

Quelles démarches ont été engagées par la FDSEA pour faire face à ces aléas ?
La FDSEA et la Chambre d'agriculture ont sollicité pour l'instant la mise en œuvre d'une procédure calamités pour les producteurs de pommes et poires de table. Nous plaidons pour une procédure élargie aux producteurs de petits fruits sans occulter les difficultés vécues par les maraîchers bio en vente directe et les éleveurs au cours de cette période.
La DDTM a diligenté une mission d'enquête sur le terrain. Elle permettra de dresser un premier état des lieux de la situation des agriculteurs potentiellement concernés par ce sinistre dans les prochaines semaines.

Comment analysez- vous la pertinence de ces procédures ?
Il faut rappeler que ce sont les agriculteurs qui contribuent depuis des années au financement du fond national des calamités agricoles. La dernière réforme de ce fonds a fait basculer ce régime sur un système assurantiel. La méthode de calcul retenue par l'administration pour qu'un éleveur de la Manche rentre dans la procédure est pénalisante. Les niveaux de pertes doivent être également conséquents pour que les agriculteurs du département bénéficient d'une indemnisation.
Dans cette configuration, nous souhaitons un développement des garanties pour les cultures fourragères et les autres cultures spécialisées du département. La réforme de la PAC, entre autre, doit enfin rendre attractif la mise en place généralisée d'une assurance récolte. Une mesure qui ne doit pas dédouaner les Pouvoirs publics et les collectivités de leur responsabilité. Ils devront être solidaires financièrement de ces dispositifs.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »
Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole…
Accepter un peu d’inflation alimentaire
« Nous sommes des besogneux. On nous demande de la montée en gamme et du local avec de plus en plus de contraintes et nous…
Agneau du Gaec Le vent des marais
Un nouvel abattoir en vue ?
Fin 2018, l’abattoir de Beuvillers fermait définitivement ses portes. Un abattoir de plus qui, en stoppant son activité, a eu…
Ludovic Blin Président de la section laitière régionale de la FRSEA Normandie “ Et maintenant ? ”
A l’heure où le déconfinement s’organise progressivement sur le territoire français, le secteur laitier dresse un premier bilan…
En attendant les JO, Éric Delaunay tire les corvidés
Dans le département, la pression corvidés se fait sentir. Pour y remédier, le tir est autorisé, même en période de confinement. À…
Publicité