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La fête de la terre fait son rodéo

Depuis quatre ans, le 4S Ranch, installé à Glos-la-Ferrière, sillonne la France. Il sera à la Fête de la terre organisée par les JA à Roiville avec un spectacle de bull riding.

© (Sylvain Poche)

Stefano Baldon et Sandrine Guidetti sont des passionnés de rodéo. Mais pas n’importe lequel : le Bull riding exactement. Un rodéo qui se fait non pas avec des chevaux mais avec des taureaux.
Ils se sont rencontrés il y a cinq ans dans un centre d’équitation western à Paris « J’enseignais là-bas » explique la jeune femme. Et Stefano construisait les structures. Derrière lui, il avait une expérience particulière puisqu’il a un palmarès étonnant. Il a participé à différents rodéos en Italie, en France, au Brésil, aux Etats-Unis. Mais une fois la page de la compétition tournée, il a décidé de continuer dans le milieu, cette fois-ci en élevant des taureaux, les entrainant et les emmenant au plus haut niveau.

C’est génétique
La passion du bull riding est en lui. Et Sandrine l’a acquise aussi. Ils passent au-dessus des idées préconçues. Même s’il n’y a pas de race particulière pour ces compétitions, le couple a un faible pour les taureaux corses. Le principal étant qu’il rue, c’est-à-dire qu’il bouge en jetant les pattes en arrière. « On travaille avec des croisements. Mais c’est avant tout dans son potentiel génétique qui est important » assure Stefano Baldon.
Ils se sont posés à Glos-la-Ferrière en achetant une petite ferme avec 10 ha. Petit à petit, ils élèvent leurs taureaux et travailleront sur leurs propres croisements avec le concours du centre d’insémination artificielle, Origenplus. « Nous avons eu trois petits cette année, c’est l’avenir » sourit Sandrine. Il faudra attendre avant de voir s’ils font de bons bucking bulls parce qu’ils commencent à ruer à l’âge de trois ans. C’est un investissement à long terme. Stefano l’a bien compris.

De vrais sportifs
Dans le champ, le rôle de chacun est respecté. « Quand je franchis la barrière, c’est moi le chef. Par contre, dans l’arène, le jour de la compétition, c’est lui. Il fait son travail, c’est différent » explique Stefano. Certes, Sandrine n’irait pas les chatouiller tous les jours. Ce sont des bovins de 6 à 800 kg tout de même. Mais certains se laissent approcher, caresser. « C’est moins dangereux quand on les manipule que certains agriculteurs. On les voit tous les jours, on les entraine régulièrement » indique le compétiteur. Pour lui, ce sont de vrais athlètes. Ils les préparent comme des sportifs. « Leur alimentation est suivie par des nutritionnistes, ils ont des produits réhydratants après l’effort. Et ce avec le concours d’un des sponsors, Genial minéraux » poursuit Stefano. Au moment de la compétition, « on ne leur donne pas d’aliments gras, on rationne le foin, on leur donne à manger 7 à 8 h avant la compétition et on stoppe l’eau 4 h avant pour qu’ils gardent un poids de forme ».

Le roi Corsica
Cet esprit de compétition les anime tous les deux. D’ailleurs, Sandrine et Stefano rentrent du plus grand rodéo d’Europe en Ardèche, Equiblues. « Avec six autres éleveurs, on compare nos animaux » sous les yeux de 40 000 personnes en 5 jours. Encore une fois, Stefano a su placer son taureau favori sur la plus marche du podium : Corsica, taureau corse âgé de 8 ans, vient d’être sacré champion d’Europe pour la troisième fois. Une satisfaction pour le couple qui travaille d’arrache-pied pour obtenir ce résultat. Aucun cowboy, appelé dans le milieu bull rider, n’a réussi à le monter. « On dit qu’il n’a pas été couvert »note Sandrine. Pourtant 56 bull riders ont tenté de le faire.  Mais en vain. Peut-être ce 6 septembre à Roiville…

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