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VIDEO. La fête de l'ensilage à l'ancienne de Chaulieu : commandez le DVD

L’ensilage est une passion multigénérationnelle. Retour sur la fête de l’ensilage à l’ancienne de Chaulieu (50), un événement incontournable pour les mordus de vieilles ensileuses.

Retour sur l’événement. La fête de l’ensilage de Chaulieu (Manche) a encore marqué les esprits. Des milliers de visiteurs ont défilé toute la journée afin d’admirer un panel de machines. Voyage temporel pour les curieux et passionnés d’agriculture.

A chacun sa machine
Roland Dubosc, 63 ans, à la retraite, est un habitué du rendez-vous. Tout comme Alban Gaucher, présent sur la foire depuis qu’il est petit.
« Je continue d’ensiler en CUMA. C’est une passion et ça m’occupe », informe Roland Dubosc. « J’ai apporté une ensileuse Hesston 7 650 (257 cv) datant de 1978. J’ai travaillé sur cette machine pendant 15 ans, je voulais lui rendre hommage pour l’occasion ».
Alban Gaucher est un jeune, mais fervent passionné. Après avoir fait un Bac Pro en mécanique agricole, il suit aujourd’hui une formation chauffeur en alternance. « C’est une vraie passion pour moi. Je participe à toutes les manifestations à Chaulieu. Nous avons apporté aujourd’hui une John Deere 5 400, 3 rangs. J’ai participé à la « remise en forme » de cette dernière et d’une autre présente sur la foire, une Someca », déclare le jeune homme.
A chacun ses goûts, chacun sa machine, pour le bonheur de tous.
« Hesston a toujours eu une bonne image. Ce sont de bonnes machines. Le problème reste les roues. Elles sont trop petites. Il nous est arrivé pas mal de misères sur des terrains humides », s’amuse aujourd’hui Roland Dubosc.
La marque a toujours été une référence pour l’homme.

C’était mieux avant ?
« On faisait 1 ha à l’heure. On réparait de jour et on travaillait de nuit. Il y avait toujours de la maintenance à faire, deux ou trois bricoles. Les machines Hesston restaient tout de même des engins très fiables ». Après Hesston, Roland passe à Claas. « Les machines d’aujourd’hui n’ont rien à voir. On ne touche plus à rien, il n’y a plus de problèmes de maintenance. On a des engins plus résistants et confortables. Le problème pour moi reste l’électronique. Ça ne fait en rien une bonne machine forcément », souligne Roland Dubosc.
Pour Alban, les machines d’aujourd’hui ont beaucoup plus de performance. « Vous pouvez faire 10 à 12 rangs facilement de nos jours à la place de 3 dans le passé. Nous avons le GPS, le confort en plus. Je n’ai conduit que des vieilles ensileuses jusqu’à présent et j’aime leur authenticité », explique Alban Gaucher.

Multigénérationnel
Des milliers de visiteurs pour des âges totalement différents. La fête de l’ensilage c’est aussi la convivialité et les générations qui se retrouvent autour de la même passion. « Je pense que plus on avance, plus les jeunes s’intéressent à l’événement. La fête de l’ensilage à l’ancienne permet de voir l’évolution des machines en toute convivialité », déclare Alban. Les deux hommes seront bien présents lors de la 7e édition...

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