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La haie bocagère, un atout pour la qualité de l'eau

Avec plus de 120 000 kilomètres, la haie bocagère constitue un patrimoine paysager important pour la Normandie.

Sur ce territoire, le bocage possède de nombreux intérêts environnementaux. La lutte contre l’érosion des sols et la préservation de la ressource en eau font partie des principaux rôles reconnus au bocage.


Haies et enjeux environnementaux

Plantée sur talus et positionnée perpendiculairement au sens de la pente, la haie constitue une excellente barrière naturelle pour réduire la vitesse d'écoulement de l'eau de ruissellement. L'ensemble haie et talus favorise l'infiltration de l'eau dans le sol grâce à l'action de racines et à une meilleure structure du sol au pied des haies. Le bocage joue donc un rôle important pour réduire les phénomènes d'érosion et recharger les nappes en profondeur. Le rôle du talus est aussi de favoriser, en pied de talus, l'accumulation des éléments du sol emportés lors des épisodes pluvieux afin qu'ils soient conservés à l'intérieur de la parcelle. La haie filtre également  les nitrates et dégrade des substances actives par l'action des arbres et arbustes qui la constituent.La haie, élément du paysage parmi un ensemble, doit être analysée au cas par cas. La circulation de l’eau en surface et en profondeur dépend de nombreux éléments liés au site où se trouve la parcelle ainsi qu’à son aménagement : taille et forme de la parcelle, pente, présence d’une bande enherbée, position des entrées de champs, climat, travail du sol, nature du sol et du sous-sol…La haie bocagère joue donc un rôle important pour moduler le flux de l’eau. Son impact pourra varier selon sa position topographique, la saison, le type de haie (présence d’un talus), son état, sa connexion au maillage bocager environnant.


Des aménagements bocagers pour limiter le ruissellement

L’objectif des aménagements bocagers est de réduire les conséquences liées aux problèmes de ruissellement (inondations faisant suite à des évènements climatiques ponctuels tels que les orages) et de favoriser le dépôt des éléments emportés lors des épisodes pluvieux afin de les conserver à l’échelle de la parcelle. La haie sera dans la mesure du possible installée sur talus et dans le sens des courbes de niveau pour faire obstacle au ruissellement. Il convient également à déplacer les entrées de champs situées en bas de parcelle et de connecter la nouvelle haie pour éviter de canaliser l’eau et de repousser le problème.

Des exemples d’aménagements réussis dans la Manche


La Fédération des Associations de Boisement de la Manche accompagnée par la Chambre d’agriculture met en œuvre des projets de plantations bocagères. Parmi les plantations réalisées chaque hiver, c’est en moyenne 6 kilomètres de haies qui sont implantées sur des talus.Parmi ces différentes réalisations sur talus, certaines sont replantées sur des secteurs ciblés liés à des problématiques d'érosion et de qualité de l'eau. Par exemple, pour protéger une prise d’eau sur la Sélune (prise d’eau de Milly - SIAEP de St-Hilaire du Harcouët), c'est plus de 3 500 m de haies anti-érosives qui viennent d'être créées. L’objectif de ces plantations est à la fois d’assurer une protection importante de la ressource en eau et de délimiter les périmètres de protection. Ce projet fait suite à une concertation entre les agriculteurs concernés et l’ensemble des acteurs liés à la gestion de l’eau potable. La mise en place de ces haies antiérosives a permis à la fois d’améliorer la protection de la prise d’eau et de réduire l'emprise des périmètres de protection. Cela permet de limiter l'impact sur l'activité agricole des parcelles situées en amont.Les haies les plus efficaces sont donc celles qui seront implantées sur talus, perpendiculaires à la pente et régulièrement réparties à l’échelle du bassin versant. La réalisation de plantation afin de protéger la ressource en eau ne doit cependant pas occulter les autres rôles du bocage. La mise en place de ces nouvelles plantations doit donc permettre également  la valorisation du bois à terme. Le choix des essences plantées, en tenant compte du développement de la filière bois énergie, permet de valoriser le bois issu de l’entretien de ces haies.

Pour planter l’hiver prochain dans le cadre des programmes d’aide à la plantation

- Chambre d’agriculture du Calvados : Stéphane Berzinger - 02 31 70 25 34.
- Chambre d’agriculture de la Manche : Eddy Cléran / Stéphane Pestel - 02 33 06 49 91.
- Chambre d’agriculture de l’Orne : Luc Bertrand - 02 33 31 49 43.
- Chambre d’agriculture de l’Eure : Yann Pivain - 02 32 35 95 32.
- Chambre d’agriculture de Seine-Maritime : Bastien Langlois - 02 35 59 47 52.
- Et sur le site internet de votre Chambre d’agriculture.

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