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L’emploi en agriculture
La main-d’œuvre difficile à trouver

C’est à l’initiative du GVA de Sartilly, présidé par Rachel Lepeltier que le webinaire sur la main-d’œuvre dans le secteur agricole a pu avoir lieu le 3 décembre avec une vingtaine de personnes installée derrière leur écran d’ordinateur.

emploi
La main-d’œuvre en agriculture n’est pas une mince affaire. Le bon salarié est souvent considéré comme une pépite.
© DR

La difficulté de trouver des salariés agricoles est réelle. Le sujet interpelle les agriculteurs en quête de trouver la bonne personne pour conduire à bien les travaux dans les exploitations. Le GVA de Sartilly s’est emparé de cette problématique afin d’échanger avec différents partenaires telle que la Chambre d’agriculture bien sûr mais aussi les groupements d’employeurs : GE Activ emploi, le service de remplacement, la fédération des Cuma ou encore l’association des salariés agricoles.

Attiré par des CDD

Le constat a été dressé en préambule par Nadège Gautier, conseillère emploi à Terres de métiers. « Aujourd’hui, les candidats ne présentent pas tous le même niveau de formation. Ils ont d’ailleurs de moins en moins une formation agricole. Dans les établissements scolaires, trois jeunes sur quatre étaient issus du milieu agricole. Aujourd’hui, c’est le contraire. Et dans un premier temps, les candidats recherchent majoritairement des CDD et non plus des CDI », indique-t-elle. Ces CDD qui permettent de multiplier les expériences et trouver des missions variées.

Un marché tendu

En 4 ans, le nombre d’offres répertoriées à la bourse de l’emploi de l’Anefa a évolué passant de 108 en 2015 à 286 en 2019, mais en ayant proportionnellement moins de candidats à proposer. Et le secteur de la production laitière en fait les frais. Il pouvait y avoir 4 candidats à postuler quand il y en a un de moins en 2019. Ce qui rend le marché de l’emploi tendu. Autour de 56 % des offres enregistrées sur la bourse de l’emploi trouvent preneur.

Travailler son image

Pour les employeurs, le conseil est clair. « Il faut travailler son image d’employeur positivement et être attractif en donnant des perspectives d’évolution », note Nadège Gautier. Différentes questions sont nécessaires en amont du recrutement pour qu’il se déroule dans les meilleures conditions à la fois pour l’exploitant et le candidat.

L’emploi partagé

Sans pouvoir s’engager dans un poste à temps complet, les exploitants peuvent faire appel à des groupements d’employeurs. C’est le cas avec le GE Activ emploi, créé initialement par la production maraichère. Mais les besoins en main-d’œuvre se sont fait ressentir également dans les autres productions. Le service de remplacement, avec ses 19 associations locales, répond également aux besoins des exploitants. Le rôle consiste à trouver des candidats afin « d’assurer la continuité les travaux sur l’exploitation », comme le souligne Stéphanie Lebranchu, responsable du service de remplacement. Quant à la Cuma, l’entraide ne s’arrête pas au matériel. « Les Cuma répondent à une délégation de travaux des champs. Elles sont amenées à penser collectivement à embaucher. Et ce sont des emplois bien souvent auprès de sa porte », note Nathalie Pignerol, animatrice à la Fédération des Cuma, qui accompagne des groupes dans leur projet d’emploi. Des solutions que les structures font valoir pour répondre aux besoins. Et tous ensemble, ils communiquent sur les métiers en agriculture pour tenter de séduire et attirer de nouveaux candidats.

Une suite

La suite à ce webinaire ? Les 19 et 26 janvier, une formation « Manager et motiver mon salarié » sera dispensée dans les locaux de la chambre d’agriculture d’Avranches. Des ateliers participatifs autour de la thématique seront proposés dans le sud Manche. Et pour les personnes intéressées par des formations qualifiantes, il est possible d’intégrer le dispositif Poec (préparation opérationnelle à l’emploi collective) dès le début de l’année. Se rapprocher de Nadège Gautier.

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