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AFDI
La Normande se marie avec le zébu

Guillaume Bernard, jeune agriculteur installée à Saint-Clair-sur-Elle (50) revient d'une mission de 15 jours au Mali pour Afdi. Bilan des essais d’insémination en race Normande.

Guillaume Bernard rentre de sa troisième mission au Mali pour Afdi Basse-Normandie*. Accompagné par Ugo Fontenelle (technicien Agire), et Camille Seigneur (administrateur du Crédit Agricole de Normandie), il a dressé le bilan des deux premières campagnes d'insémination. Inséminations organisées par l’Association des Organisations Professionnelles Paysannes du Mali (AOPP) avec la participation d’Agire. Le croisement Zébu (la race locale) avec la Race Normande a fait ses preuves à l’heure où démarre la troisième campagne. Réussite à 54 % Entre les deux premières : de nets progrès : "le taux de réussite est passé de 20 à 54 %" . Pas mal en comparaison des chiffres français de 65 %. Le respect du protocole d'insémination explique ces progrès. Certains points restent cependant à améliorer. "Il faudra identifier les veaux. Pour la troisième campagne, Agire fournit 200 paillettes. Nous devons pouvoir observer l'évolution des veaux. Les taureaux sont choisis en fonction de la facilité au vêlage et des aplombs" . Autre marge de progression : mieux grouper les animaux pour réduire les coûts et établir des diagnostics de gestation à trois mois.Le demi-sang résiste “Il faut également éviter d'inséminer des races déjà croisées. Les animaux 1/2 sang résistent au climat humide et au parasites”, raconte le jeune agriculteur. En effet, la mission a aussi permis de rencontrer le centre d’insémination local et d’observer des essais génétiques expérimentaux. “Les résultats confirment l’option 1/2 sang. Ils produiront plus que la race locale et résisteront mieux aux parasites qu’avec de nouveaux croisements”. “Les résultats sont convaincants avec des productions de lait quotidienne de 6 à 7 litres contre 1,5 à 2 litres pour les zébus, sous condition d’améliorer la qualité des fourrages. Et là-bas, le lait est bien vendu. De l’ordre de 2,5 à 3 francs français” . Le travail accompli satisfait la mission. “Au Mali, les éleveurs ont des difficultés que l’on n’imagine pas. Faire inséminer une vache, c’est parcourir 10 à 20 kilomètres à pied“ . Guillaume Bernard a choisi de s’investir au sein de l’AFDI pour découvrir une autre culture. “Le dialogue s’instaure plus facilement lorsqu’on parle de paysan à paysan. On apprend à connaître les freins sur le terrain. Par exemple : un jeune ne peut pas faire évoluer ses techniques sans le consentement de l’ancien de la famille. Lors de mon premier voyage, le président de la Chambre d’agriculture était un pilote de ligne. Mais, les agriculteurs s’investissent aujourd’hui de plus en plus dans leurs organismes” . Reste à poursuivre le développement des coopératives, des mutuelles solidarités et l’accès aux prêts bancaires. V.M. * Agriculteurs Français développement internationalPour en savoir plus - L’Afdi Basse-Normandie organise son assemblée générale à Sées le 13 avril. L’occasion d’en savoir plus sur les actions entreprises avec les partenaires au Mali, Cambodge et Kosovo. Rendez-vous au Lycée Agricole de Sées à 14 h 30.
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