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La Normande s’en va à Caen

Après la Charolaise, c’est au tour de la Normande de franchir les portes de la Foire des expositions de Caen. Le samedi 24 et dimanche 25 septembre, le concours départemental de la race clôturera 10 jours d’exposition. À Saint-Germain-de-Livet (14), Olivier Landemaine sortira deux de ses bêtes. L’occasion selon lui, de pérenniser les traditions agricoles.

© MM

« La raison 1ère de ma participation n’est pas la victoire. Je viens avant tout pour pérenniser les traditions agricoles et participer», défend Olivier Landemaine. L’agriculteur, amoureux de la Normande, vient au concours à Caen depuis 2011.

La Normande pour l’AOP
De 1992 à 1995, Olivier étudie au Robillard et fait une formation BTA (polyculture/élevage). Avec ses parents, ils s’installent en GAEC en 1999 avec des Prim’Holstein et des Normandes. C’est en 2006 que l’exploitation passe en 100% Normande (rachat de vaches et génisses) pour produire du Livarot et du Pont l’Évêque AOP avec la fromagerie de la houssaye à Boissey (dont Olivier est le président des producteurs lait). En plus de ses laitières, le jeune paysan compte des allaitantes (Rouges des Près et Charolaises). En 2015, Olivier reprend la ferme en son nom propre aidé par son épouse. Aujourd’hui, il travaille  avec 60 Normandes et 60 allaitantes. En prairie naturelle, il produit 7 à 8 bœufs par an et vend le reste à 15 jours. Les Normandes sont nourries au foin et les allaitantes à l’ensilage et enrubannage (plus le reste du foin).

La race
Olivier travaille à 100% en IA afin de mieux progresser. Après 10 années de production AOP, l’éleveur ne regrette rien. « Sur le coup, c’est un peu moins de lait qui sort. Je n’ai aucun regret aujourd’hui. Grâce à une alimentation optimale, nous ne voyons plus le vétérinaire », s’enthousiasme le producteur. Le choix de la Normande a été naturel pour l’exploitant. De par sa rusticité, sa très bonne marche (surtout lorsqu’on possède des terrains en pente), sa qualité de vêlage (moins d’amaigrissement qui s’en suit), son calme et enfin, sa richesse de lait et de viande. Olivier mise sur la longévité. Plusieurs animaux en 7ème lactation. C’est le cas de ses deux vaches qui participeront au concours. Depuis 4 années, Olivier a constaté une amélioration des performances du troupeau (1,8 TB + 0,9 TP + 500 litres), cela grâce à l’achat de betteraves. L’incorporation de ce fourrage dans la ration favorise également la reprise en état durant l’hiver, qui engendre un meilleur redémarrage de la production au printemps.

Concours et tradition
L’exploitant commence les concours en 2002. Lisieux, Livarot, St-Pierre-sur-Dives, il tombe très vite dans l’engrenage et devient mordu. Ses vaches foulent le ring du Parc des expositions de Caen en 2011. Une passion pour l’homme, servant à perdurer les traditions agricoles et l’élevage. Même si les prix ne sont pas les plus importants pour l’éleveur, « il ne faut pas se mentir, obtenir une plaque est une réelle reconnaissance du travail fourni ».
La participation aux concours reste un gros investissement de temps et d’argent, mais le retour en vaut la chandelle. « C’est pour nous, un très bon moment de partage, de convivialité. C’est aussi l’occasion de sortir nos animaux afin de les montrer au grand public, surtout sur la Foire de Caen », ajoute l’agriculteur normand.
Donc même si le temps à accorder est grand, Olivier Landemaine est déterminé à continuer les concours. « J’apporte ma pierre à l’édifice en quelque sorte », s’amuse-t-il.
Rendez-vous samedi et dimanche 24 et 25 septembre à Caen pour découvrir les animaux d’Olivier.

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