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La Normande : une race laitière

Thomas Dumesnil vient de prendre la tête de l’association Normande 61. Cet éleveur ornais a pour ambition d’accueillir le concours national dans le département et promouvoir la race

© SB

La Normande a toute sa place en Normandie ! C’est ce que prône le nouveau président de Normandie 61, Thomas Dumesnil qui succède à Jérôme Hardy.
Depuis une quinzaine d’années, il a intégré l’association. Uniquement par passion de la race. Il se dit même “défenseur de la race”. Alors, il veut mettre son expérience au profit de la race et de toute la région ornaise. “On ne recherche plus les mêmes caractéristiques qu’il y a 20 ans”, affirme-t-il. “La Normande s’adapte à tous les systèmes. C’est une vache très fonctionnelle, qui présente des qualités aussi bien en morphologie qu’en musculature. Et son premier atout reste le lait,” souligne-t-il. Le fait d’être dans le Bocage, la Normande permet de “valoriser les prairies, et protéger notre patrimoine” poursuit-il. Et même si ce n’est pas la majorité des troupeaux, certains atteignent plus de 9 000 kg. “Ce ne sont pas uniquement des exceptions” martèle-t-il.
Dans son sillon, il emmène des éleveurs passionnés comme lui mais aussi des jeunes. “La promotion de la race reste l’objectif de l’association, assure Thomas Dumesnil, et c’est ce qu’il se fera sur différents événements grâce aussi à la participation des jeunes. Ils nous aident dans la présentation des animaux. Ils sont passionnés, motivés. Et il y a autant de filles que de garçons” indique l’éleveur.

Unis pour le SIA
Le prochain rendez-vous est le salon international de l’agriculture (SIA) à Paris. Pas moins de 8 éleveurs y participeront. L’occasion de montrer une vitrine ornaise de qualité. Ensuite viendra le concours départemental à Argentan les 12 et 13 mars. “Sur la centaine d’animaux présents, une dizaine sera passée par le SIA”, note Thomas Dumesnil. Là, aussi, la promotion sera assurée. De quoi donner envie au nouveau président d’accueillir sur son département le concours national. C’est un des objectifs fixés pour les prochaines années. Mais d’ores et déjà, il y pense. 

Un esprit d’équipe
Au cours de ces rendez-vous, il s’agit de mettre en lumière tous les organismes qui oeuvrent à la valorisation de la race. “Je suis président mais je ne suis pas seul. J’ai une équipe autour de moi qui est motivée et passionnée, qui a envie de défendre la race”. Il peut s’appuyer également sur la Chambre d’agriculture avec la mise à disposition de Clémentine Baloche, conseillère élevage et animatrice de l’association. Il peut bénéficier de l’appui technique d’Origen+, le centre d’insémination ou encore de différents partenaires. “Chaque éleveur peut être fier de sa race et de son troupeau”, martèle l’agriculteur.

La génétique au service de la race
Cette motivation dont Thomas Dumesnil fait preuve n’est pas née d’hier. Il a grandi au sein d’une famille qui a œuvré dans ce sens. “Le travail de base, ce sont les parents qui l’ont réalisé” reconnaît-il. D’ailleurs, les bâtiments en témoignent avec pas moins de 1 000 plaques décrochées au cours de 40 ans de concours. “Les concours, c’est à la fois la valorisation du cheptel et la promotion de la race. C’est aussi une satisfaction personnelle et un échange entre éleveurs” explique-t-il. “Sortir une championne” est une chose aux yeux de l’agriculteur ornais mais les prix d’ensemble ont plus de force. “Cela représente la qualité du troupeau”. Et pour Thomas Dumesnil, la Normande est une vache aux trois 8 : 8 000 kg, 800 kg et 80 en TP/TB. “C’est la vache idéale pour demain”, insiste-t-il. En période de crise, ces caractéristiques sont d’autant plus importantes. “Avec de bonnes performances laitières grâce aux taux, et une valorisation en filière de la viande, on arrive encore à un bon prix. C’est une chance d’être en Normande “ avance-t-il, convaincu que seule la qualité finit par payer aussi bien en lait qu’en viande.

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