Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

La Normandie : 5e région au classement des installations aidées en 2014

A l’occasion de la sortie de l’Observatoire installation transmission*, la Chambre d’agriculture de Normandie revient sur les chiffres clés de l’installation de 2014 et sur l’accompagnement proposé aux jeunes en questionnement sur leur projet d’installation en 2015.

Avec 341 installations en 2014, la Normandie s’éloigne du podium des régions qui installent le plus d’agriculteurs. Les régions Pays de la Loire et Bretagne avec respectivement 566 et 484 installations aidées, restent historiquement les deux territoires où le renouvellement des générations agricoles est le plus dynamique. Toutefois, l’écart se creuse aussi avec les régions Midi Pyrénées (451 installations) et Rhône-Alpes (420 installations) qui sont respectivement en 3e et 4e place. A l’échelle nationale, on compte 4 995 installations aidées en 2014 ce qui confirme les tendances baissières des dernières années (- 3 % en 5 ans). La Normandie avec 16 installations de moins que l’année passée, connait donc une évolution comparable à celle du national. D’un département  l’autre, les écarts sont importants, les plus impactés par la baisse sont la Seine-Maritime (28 installations de moins) et la Manche (14 installations de moins). A l’inverse, l’Eure, le Calvados et l’Orne voient leur nombre d’installations progresser (avec respectivement 11, 8 et 7 installations de plus qu’en 2013) (graphique 1).


Le nombre de contacts au Point Info Installation diminue aussi

Le nombre de contacts au Point Info Installation était relativement stable depuis 4 ans, avec environ 1 000 candidats par an, mais celui-ci a diminué d’environ 14 % en 2014 avec 861 contacts. Ce constat est révélateur d’une monotonie ambiante et d’un contexte agricole trop incertain pour envisager des projets d’envergure. Arrêt des quotas, nouvelle PAC, nouvelle DJA… 2014 et 2015 sont des années charnières qui influent sur l’esprit d’entreprendre des jeunes et la confiance des partenaires financiers. Il faut aussi intégrer les difficultés réelles d’accès au foncier et de financement qui empêchent la concrétisation de projets intéressants. Cette situation délicate présente néanmoins l’avantage de laisser du temps aux porteurs de projets pour bien se préparer, approfondir les différentes possibilités qui s’offrent à eux et envisager toutes les éventualités. Le report de plusieurs projets doit aussi être vu comme un moyen de sécuriser l’installation et garantir la pérennité de la future entreprise.


Le profil des jeunes installés évolue peu

L’âge, le sexe et le profil des porteurs de projets est constant. En effet, il s’agit toujours en majorité d’hommes (76 %), d’environ 28 ans, issue d’une famille d’agriculteurs (80 %) qui s’installent sur une exploitation familiale (76 %), en société (75 %). La plupart ont déjà une expérience professionnelle antérieure en agriculture ou dans d’autres secteurs ce qui enrichit la maturité et la dimension des projets. Malheureusement, alors que les compétences en pilotage et en gestion d’entreprise sont devenues essentielles au métier de chef exploitant, les porteurs de projets s’installent majoritairement avec un niveau 4 (BAC ou équivalent), diplôme minimal pour prétendre à la DJA plutôt que de poursuivre sur des études plus longues.

Un tassement de la spécificité laitière au profit des grandes cultures et de la viande bovine

La prédominance des installations en lait est toujours très marquée en Normandie, surtout dans la Manche, le Calvados et l’Orne où les installations représentent respectivement 81 %, 65 % et 54 %. Mais cette spécificité tend à s’estomper. Les projets en grande culture et en bovin viande sont en constante augmentation. Ils représentent 16 % et 11 % des projets en 2014 contre 13 % et 9 % en 2009. Les installations en agriculture biologique représentent 7 % des installations, c’est peu mais ce chiffre est amené à augmenter compte tenu du nombre d’exploitations en AB en recherche d’associé ou de repreneur, en particulier dans l’Orne (graphique 2).

Une nouvelle DJA : majorée et versée en 2 fois

Les conditions d’attribution des aides à l’installation ont évolué début 2015. Elles sont désormais décidées à l’échelle régionale et prévoient des critères de bonifications en fonction de la typologie des projets. La volonté d’installer plus de jeunes a été réaffirmée avec une révision à la hausse des montants de la Dotation Jeunes Agriculteurs (DJA). En effet, à partir de 2015, en zone de plaine, la DJA est comprise entre 9 000 € et 22 500 € en Haute-Normandie et entre 12 000 € et 21 000 € en Basse-Normandie, contre 8 000 € et 12 000 € auparavant. Ces majorations récompensent les projets réalisés en dehors du cadre familial qui génèrent de l’emploi ou de la valeur ajoutée et/ou qui ont une vocation agro écologique. Compte tenu de ces changements, il demeure indispensable d'anticiper son projet pour respecter la date d'installation. N'hésitez pas à contacter nos conseillers Installation pour plus de renseignements.


*La publication complète est consultable sur le site internet des Chambres d’agriculture

Le service Installation de votre Chambre

- Calvados : 02.31.70.25.09.

- Manche : 02.33.06.46.69.

- Orne : 02.33.31.49.05.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »
Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole…
Accepter un peu d’inflation alimentaire
« Nous sommes des besogneux. On nous demande de la montée en gamme et du local avec de plus en plus de contraintes et nous…
Agneau du Gaec Le vent des marais
Un nouvel abattoir en vue ?
Fin 2018, l’abattoir de Beuvillers fermait définitivement ses portes. Un abattoir de plus qui, en stoppant son activité, a eu…
Ludovic Blin Président de la section laitière régionale de la FRSEA Normandie “ Et maintenant ? ”
A l’heure où le déconfinement s’organise progressivement sur le territoire français, le secteur laitier dresse un premier bilan…
En attendant les JO, Éric Delaunay tire les corvidés
Dans le département, la pression corvidés se fait sentir. Pour y remédier, le tir est autorisé, même en période de confinement. À…
Publicité