Aller au contenu principal

La Normandie dans l’assiette lycéenne

Au lycée Malherbe,1 800 élèves savourent tous les midis de la semaine leur déjeuner. Ce chiffre représente 93 % des inscrits au sein de l’établissement. Pour sa 12e édition, IRQUA-Normandie a proposé au chef du lycée, Marc Richard, de relever le challenge : « Bien manger en Normandie », se déroulant du 15 au 19 mai.

© MM

Valoriser, promouvoir et sensibiliser sont les 3 objectifs de cette opération. « Dans sa globalité, nous avons d’excellents retours. En mettant en avant la filière agricole, les jeunes sont plus sensibles aux bonnes pratiques alimentaires », déclare Marc Richard, chef de la restauration du lycée Malherbe.

Menu normand
La mise à disposition d’un menu normand au sein des établissements scolaires se déroule lors de cette semaine festive. Chaque établissement  répondant présent (primaires, collèges et lycées) doit concocter un menu normand équilibré et de qualité. Tous les chefs et acteurs régionaux œuvrant pour une restauration qualitative sont invités à participer au challenge. 213 établissements ont joué le jeu, ce qui englobe 45 000 convives dégustant les denrées normandes (500 menus différents et 1 400 recettes).

Mettre en avant la Région et son agriculture
« Nous valorisons les produits normands tout en prônant une restauration collective de qualité. Tout cela en privilégiant l’approvisionnement en produits normands », souligne le chef. La mise en avant de la filière agricole par la restauration collective se fait de plus en plus en France. La seule contrainte reste l’adaptation des produits aux menus scolaires. En revanche, le prix n’en est pas une : un repas équivaut en moyenne à 2,18 € par étudiant. Un coût qui reste compatible avec les moyens des familles. « Manger bien » ne veut pas forcément dire « manger cher ». L’équipe de 15 personnes du lycée Malherbe travaille avec 72 % de produits frais, 10 % de surgelés et 18 % de produits secs. Deux tiers des fournisseurs sont Normands (95 % des aliments proviennent de la Normandie, de la Mayenne et de l’Ille-et-Vilaine).

Une rémunération à la hauteur
Les fournisseurs travaillent en parfait accord avec leurs producteurs. Cette démarche du travail en circuits courts permet un prix rémunérateur certifié et aide au développement économique et durable de l’agriculture normande. La traçabilité des produits est primordiale pour le lycée. La qualité des aliments n’en reste que meilleure. Le porc est manchois, les pommes proviennent de Fontenay-le-Marmion (14), les fraises de Villers-Canivet (14), les carottes de Lessay (50), les pommes de terre de la Coopérative de Creully (14), les poissons-péchés à Blainville-sur-Mer. La liste est longue...
« En mettant en avant notre Région, notre patrimoine et notre façon de consommer, nous garantissons à l’éleveur une rémunération équitable », explique Laurent Verreckt, proviseur du lycée Malherbe de Caen.

Lutte contre le gaspillage
Lors de cette opération, des kits pédagogiques, des serviettes, des affiches ainsi que des animations sont proposés afin de sensibiliser les jeunes sur les bonnes habitudes alimentaires et les lier aux valeurs de leur patrimoine. Le gaspillage alimentaire, notamment dans la restauration collective, est un phénomène auquel le lycée accorde une importance considérable. Entre 60 et 90 grammes de denrées sont gaspillés en moyenne par un élève, par jour. Malheureusement, les deux aliments les plus gaspillés sont les plus chers, la viande et les légumes. 

Vers une politique régionale
L’objectif de cette démarche du « bien manger » est d’en créer une politique régionale à part entière. Lancés en juin prochain, les enjeux sont multiples. Communication, logistique, économique, la matière normande est là. Dans le futur, IRQUA y voit un bon moyen de faire vivre la Région et les agriculteurs. « C’est un vecteur économique important mais surtout majeur pour notre Normandie ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

tuberculose bovine
Dans la Calvados, un 7e cas de tuberculose bovine confirmé
Le GDS et la DDPP confirment, mardi 13 avril2021, qu'un septième foyer de tuberculose bovine a été détecté dans le Bessin.
SAMA THIBERVILLE 27
Un pôle fruits-légumes-arboriculture au départ de Thiberville (27)
Depuis le 1er mars, la Sama propose un pôle fruits-légumes-arboriculture au départ de Thiberville (27). Au commerce : Olivier…
Christian Duchemin vend la Ferme du Val d'Odon
Christian Duchemin passe la main. Alain Datin, aussi directeur du négoce D2N, a pris la tête de la Ferme du Val d'Odon,…
TUBERCULOSE BOVINE, REUNION THURY HARCOURT
Tuberculose bovine : la profession réclame efficacité et rapidité
Jeudi 18 mars, à Thury-Harcourt, les éleveurs de Suisse normande étaient invités à une réunion sur la tuberculose bovine, à l’…
Le Haras national du Pin proposé à la cession pour un euro symbolique
La préfète de l’Orne propose de céder le Versailles du cheval pour 1 € symbolique. Françoise Tahéri a annoncé la nouvelle mardi…
Saint-Louis Sucre : « La fermeture de Cagny, c’est du foutage de gueule »
Loïc Touzé, salarié Saint-Louis Sucre et délégué syndical FO, s'insurge de la fermeture de la sucrerie, annoncée le 31 mars 2021…
Publicité